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"On voulait partir à la montagne pour les vacances, mais du coup on reste chez nous" : le "ras-le-bol" des usagers de la SNCF à l’approche des fêtes

La CGT-Cheminots, le 1er syndicat à la SNCF, a annoncé jeudi 12 décembre que la grève pourrait durer jusqu'aux fêtes de Noël. Franceinfo a rencontré des usagers à la Gare de Montparnasse, à Paris

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Radio France
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Des usagers à la gare Montparnasse (Paris), le 11 décembre 2019. Illustration. (ALAIN JOCARD / AFP)

À la gare Montparnasse de Paris, les usagers se préparent à affronter un périple pour les fêtes de Noël. Le Premier ministre Édouard Philippe a détaillé mercredi son projet de réforme des retraites, mais il n'a pas convaincu les syndicats, qui appellent à de nouvelles journées de mobilisation. Si la réforme reste en l’état, il n’y aura "pas de trêve pour Noël", a prévenu Laurent Brun, le secrétaire général de CGT-Cheminots sur franceinfo. 

Gildas a déjà ses billets pour le 20 décembre. Elle doit rejoindre sa famille à Londres depuis son petit village du Gers. "Ça risque d’être compliqué, faut que je prenne un train de Bordeaux jusqu’à la Gare Montparnasse à Paris, puis que j’aille à la Gare du Nord pour aller à Londres", décrit l'usagère qui "n'y croit plus" mais ne veut pas annuler son voyage : "Tous les chemins mènent à Rome, je trouverai bien une solution."

C'est toujours les ouvriers, ceux qui travaillent, qui payent

Gildas

à franceinfo

Un peu plus loin dans la gare, Yveline et Jean-Paul sont en face du panneau d'affichage, le couple a carrément pris les devants. "On voulait partir à la montagne pour les vacances, mais du coup, on reste chez nous. On n’a pas le permis ni l’un ni l’autre", explique Yveline qui, malgré l’annulation, assure comprendre la grève.

Je n’ai pas envie de prendre le bus ou l’autocar pendant dix heures, c’est trop fatigant.

Yveline

à franceinfo

Un sentiment que ne partage pas Sandra : "Il y en a un peu ras-le-bol, même si les revendications sont légitimes. Les modes d’action commencent à peser, car ce sont toujours les mêmes qui en souffrent", déplore-t-elle. "Ça change pour ma famille qui vient fêter Noël. Ils avaient planifié de venir en train mais les prix sont exorbitants. Je trouve ça inadmissible que ça soit aussi cher avec la grève", poursuit Sandra qui peine à garder son calme et qui espère secrètement que la grève s'essoufflera d'ici deux semaines.

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