Les syndicats de cheminots menacent d’intensifier la grève

Une nouvelle tentative de pourparlers a eu lieu entre les syndicats cheminots et la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Des deux côtés, on dénonce des négociations impossibles.

Nouvelle tentative de négociations entre les syndicats cheminots et le ministère des Transports. Et nouvel échec… Après deux heures de face à face avec la ministre Elisabeth Borne, les syndicats sont ressortis furieux. Ils dénoncent l’absence de concertation. La CGT envisage même de prolonger le blocage bien après le mois de juin. "Nous constatons que le gouvernement n’apporte pas de réponse, donc c’est lui qui va perturber la vie des usagers. Ce calendrier pourrait aller au-delà du mois de juin", annonce Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Dialogue de sourds

Du côté du ministère des Transports, on met en avant un dialogue, mais Elisabeth Borne dénonce la rigidité des syndicats. "Je note que la posture des syndicats ne change pas. Quoi qu’on mette sur la table, on vous dit ‘on appelle à une grève longue pour les usagers’. Oui moi j’ai fait des avancées". Une réponse qui ne satisfait pas les syndicats, et notamment Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots : "Aujourd’hui il n’y a pas de négociation, on vous enfume. L’objectif est de démanteler l’entreprise et les cheminots". Du côté de Sud Rail, on écorche encore un peu plus le gouvernement. "On a le sentiment que c’est plus une mesure dogmatique visant à accrocher le statut comme un trophée de chasse au-dessus de la cheminée du président Macron plutôt qu’une mesure rationnelle", a dit Éric Meyer.

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Des cheminots en grève le 4 avril 2018 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Des cheminots en grève le 4 avril 2018 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (BERTRAND LANGLOIS / AFP)