Grève : les usagers épuisés

Alors que la grève se poursuit, les transports sont bondés et deviennent parfois même dangereux. Rejoindre son lieu de travail devient alors un véritable parcours du combattant pour des usagers fatigués.

Dans la soirée du vendredi 13 décembre, la scène se répète. Bousculades et paniques rythment l'entrée dans le RER. Comme dans une fourmilière, le matin déjà, pour accéder aux quais du métro bondé, il fallait attendre son tour. Collés les uns autres, difficile de se faire une place dans les rames. Au neuvième jour de grève, les nerfs de certains lâchent. Pour d'autres, c'est l’épuisement. "Parfois on est au bout du rouleau. On a envie d'arrêter, de faire un arrêt de travail, mais on n'a pas le choix", explique un usager.

Réorganisation du travail

Les transports en commun sont saturés, et les embouteillages sont permanents. Pour ceux qui arrivent au bureau, c'est aussi l'épuisement. Pour une directrice des ressources humaines, il faut revoir toute l'organisation. "Les collaborateurs partent plus tôt, rentrent plus tard. Et il y a aussi de la fatigue morale. Il faut réorganiser le travail, les tâches. Il y a des transferts de dossiers...", souligne Audrey Richard, directrice des ressources humaines du Groupe LP. Des salariés assommés, épuisés, et qui désormais sont de plus en plus nombreux à poser des arrêts maladie. Malgré la fin de la semaine, le week-end est loin de s'annoncer de tout repos. En pleine course de Noël, la situation dans les transports restera compliquée.

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Une rame de RER saturée à Gare du Nord, à Paris, le 13 décembre 2019, neuvième jour de grève contre la réforme des retraites. 
Une rame de RER saturée à Gare du Nord, à Paris, le 13 décembre 2019, neuvième jour de grève contre la réforme des retraites.  (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)