Grève à la SNCF : y a-t-il un risque d'embrasement ?

Le mouvement du technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine) pourrait-il être suivi par les autres sites de France ? SI SUD Rail met la pression, les autres syndicats ne sont pas enclins à précipiter l'action.

FRANCE 3

Les usagers du réseau Atlantique de la SNCF ont eu la bonne nouvelle d'un trafic bien plus fluide à partir de jeudi 31 octobre. La compagnie a annoncé huit TGV sur dix, là où seul un tiers des trains roulaient mardi. Mais ce n'est pour autant que tout est réglé. Le mouvement pourrait faire tache d'huile dans les autres technicentres qui s'occupent de la maintenance de TGV, et qui pourraient emboîter le pas à celui de Châtillon (Hauts-de-Seine).

Attendre la mobilisation du 5 décembre

"On demande des revalorisations de postes, des augmentations de salaire, des primes qui pourraient nous permettre d'être moins juste à la fin du mois. J'ai vingt ans d'ancienneté, je suis à 1 600 euros", explique Fabien Monteil, du syndicat SUD Rail. Il y a 35 technicentres en France, qui emploient 22 000 personnes. Trois autres sites ont demandé via SUD Rail l'ouverture de négociations d'urgence. Une position qui n'est pas partagée par les autres syndicats, qui préconisent d'abord un dialogue. Ils comptent aussi sur une mobilisation de grande ampleur lors du mouvement du 5 décembre.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un TGV, le 8 novembre 2017.
Un TGV, le 8 novembre 2017. (LOIC VENANCE / AFP)