Les "gilets jaunes", des éprouvés de la vie

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Les "gilets jaunes", des éprouvés de la vie
FRANCEINFO
Article rédigé par
G. Papin, A.-C. Poignard, G.-A. Dolz, E. Felix, C. Guttin, P.-L. Monnier, J.-B. Marteau, P. Deslandes - franceinfo
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La rupture dans la façon d'exprimer des revendications sociales, soulignée dans le livre "Les épreuves de la vie" de Pierre Rosanvallon, s'est incarnée avec les "gilets jaunes". Retour sur ce mouvement.

Le gilet jaune est un signe de ralliement pour tous ceux qui veulent participer à la manifestation, le 17 novembre 2018, pour dénoncer le prix du carburant. "Je mets 70 euros pour un plein contre 55 euros il y a dix ans", expliquait Vincent Cornec en novembre 2018. Les ronds-points sont occupés par des citoyens qui laissent éclater une colère qui va bien au-delà du prix de l'essence. "J'en ai marre de payer, de payer, de payer", lâche une manifestante. "Le coût de la vie est abominable, on ne peut plus vivre, c'est un ras-le-bol complet", renchérit une autre. Le mouvement dépeint une France rurale et périurbaine qui craint un déclassement social.

Un grand débat pour rien ?

À Trilport (Seine-et-Marne), le maire de l'époque Jean-Michel Morer prend conscience de la cause profonde du mouvement. "On a une maison, un jardin, mais l'école est loin, le boulot est loin, la médecine, il y en a plus ou moins", témoignait l'élu. Emmanuel Macron tente de répondre à cette crise identitaire en organisant un grand débat national qui ne satisfait pas les "gilets jaunes". Deux ans après, le malaise est toujours là. En mai 2021, une enquête du Cevipof montrait que 57% des personnes interrogées adhèrent à un système politique moins démocratique, mais qui assure plus d'égalité et de justice sociale.

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