Loi anti-casseurs : "Je suis convaincu du bien-fondé de cette loi", estime un député Les Républicains

Eric Diard, député LR, a expliqué, mercredi sur franceinfo, que la loi anti-casseurs a pour but d'interdire dans les manifestations les personnes ayant des antécédents, comme cela a pu être réalisé pour régler le problème du hooliganisme.

Le député LR Eric Diard, le 21 juin 2017.
Le député LR Eric Diard, le 21 juin 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)

L'Assemblée nationale examine en ce moment le texte anti-casseurs voulu par le gouvernement. Cette mesure avait déjà été portée par les Républicains devant le Sénat et ne fait pas l'unanimité, notamment au sein de la majorité. "Je suis convaincu par le bien-fondé de cette loi", a déclaré, mercredi 23 janvier sur franceinfo, Eric Diard, député LR des Bouches-du-Rhône, membre de la commission des lois.

"Il y a des amendements qui vont venir la corriger. Il y a un difficile équilibre à faire entre l'ordre public et la liberté constitutionnelle qui est le droit de grève, donc il faut faire cet ajustement. Cette loi a un double volet, un volet répressif et un volet préventif." Eric Diard craint que le gouvernement "démantèle complètement" ce texte.

Empêcher les casseurs de venir

La polémique autour de cette loi porte notamment sur l'interdiction administrative de manifester. "Le but, c'est d'interdire [aux casseurs] de manifester justement parce qu'ils ont des antécédents. Comme dans un stade [de foot], c'est normal qu'on ne puisse pas rentrer avec des projectiles ou avec des armes" dans une manifestation, a expliqué Eric Diard.

Le fichier de casseurs, qui va être créé, ne concernerait que 200 à 300 personnes. Eric Diard a estimé qu'une loi est indispensable "parce qu'on ne peut pas aller à l'encontre de la liberté de manifester, mais il faut légiférer pour permettre" d'empêcher quelqu'un de participer à une manifestation "parce qu'il a des antécédents et est connu pour venir casser", a-t-il estimé.

Les policiers et les gendarmes vont être équipés de caméras vidéo dès samedi pour les manifestations des "gilets jaunes" afin de garantir plus de "transparence". Cette mesure est "une bonne chose. L'objectif est qu'on arrive à avoir des manifestations avec moins d'armes. Si les manifestants sont plus pacifistes, les LBD ne seront plus utiles. L'objectif c'est que, d'un côté comme de l'autre, on puisse sortir d'une manifestation sans être gravement blessé".