"Gilets jaunes" : Maxime Nicolle a déposé sa plainte pour "menaces" et "entrave à la liberté de manifester"

Son avocat, Juan Branco, l'a confirmé à franceinfo. Cette figure du mouvement accuse les policiers de lui avoir adressé des menaces lors de contrôles d'identité à Toulouse, au mois de janvier.

Maxime Nicolle, le 2 février 2019 à Paris.
Maxime Nicolle, le 2 février 2019 à Paris. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Il l'avait annoncé le 8 février, il l'a fait mercredi 13 février. Maxime Nicolle, plus connu sous le pseudonyme de "Fly Rider" et pour son rôle dans le mouvement des "gilets jaunes", a déposé plainte contre les forces de l'ordre. Son avocat, Juan Branco, l'a confirmé à franceinfo. Celui-ci a ensuite diffusé sur Twitter le détail de la plainte, déposée contre X pour entrave à la liberté de manifester sur Paris, Toulouse, Bordeaux, Bourges, Nice et Marseille. 

"L'entrave a été effectuée sur ma personne en me pointant du doigt, en me nommant, c'était accompagné de menaces", déclare-t-il. Maxime Nicolle parle ensuite d'un policier en civil "avec un casque de moto sur la tête", à Toulouse.

"Empêcher que je me rende en Italie"

Maxime Nicolle avait été soumis à plusieurs contrôles d'identité de la part de policiers, en voulant rejoindre la manifestation des "gilets jaunes" à Toulouse. "Il s'agissait de barrages de police ex nihilo qui visaient à empêcher sa progression, avait expliqué à franceinfo le 8 février Juan Branco. Ces contrôles en tant que tels ne sont pas pénalement caractérisables, mais ils viennent s'inscrire dans un cadre plus large." 

"Fly Rider" dépose également plainte pour violation de la liberté de circulation entre la France et l'Italie, le 9 février. Le préfet des Alpes-Maritimes et le commissaire de police de Menton ont pris la décision "de fermer les frontières italiennes pour empêcher que je me rende en Italie, moi de façon ciblée et une vingtaine de personnes italiennes et françaises", déclare-t-il dans le procès-verbal d'audition. Maxime Nicolle fait visiblement référence à son déplacement à San Remo (Italie) pour des échanges franco-italiens avec des "gilets jaunes".