"Gilets jaunes" : les organisateurs de la manifestation à Paris fustigent la préfecture de police

Dans un communiqué, les organisateurs estiment que les autorités ont "prémédité l'annulation de la manifestation légalement autorisée" au départ de la place d'Italie. 

Des \"gilets jaunes\" manifestent  à Paris, le 16 novembre 2019.
Des "gilets jaunes" manifestent  à Paris, le 16 novembre 2019. (MAXPPP)

Les organisateurs de la manifestation qui a dégénéré en violences samedi à Paris, lors du premier anniversaire des "gilets jaunes", ont fustigé mardi 19 novembre la gestion de la préfecture de police, lui reprochant notamment sa décision "attentatoire" aux libertés d'interdire le rassemblement.

Dans un communiqué, le trio d'organisateurs, dont Priscillia Ludosky, l'une des inspiratrices de la contestation sociale, estiment que les autorités ont "prémédité l'annulation de la manifestation légalement autorisée" au départ de la place d'Italie. Cette interdiction a, selon eux, suscité "incompréhension et stupéfaction de la part des milliers de manifestants venus de toute la France". Elle a débouché, disent-ils, sur une "garde à vue à ciel ouvert pendant plus de trois heures" pendant laquelle les moyens employés par les forces de l'ordre ont "entraîné des blessures physiques, dont certaines très graves".

"Les autorités entendent se dédouaner de toute la responsabilité qui leur incombe"

La place d'Italie a été le théâtre de flambées de violences sporadiques : voitures retournées ou incendiées, jets de pavés et feux de poubelles ont provoqué un déluge de lacrymogènes. Lors de ces événements, un manifestant de 41 ans a perdu un oeil après avoir reçu un projectile probablement tiré par les forces de l'ordre, ce qui a provoqué l'ouverture d'une enquête de l'IGPN.

Les organisateurs déplorent que "les autorités entendent se dédouaner de toute la responsabilité qui leur incombe au titre de la protection des personnes et de la liberté de manifester." Ils reprochent plus généralement à la préfecture "d'avoir imposé, après un refus d'un premier parcours, le rassemblement sur la place d'Italie, et ce en dépit des réserves du maire du XIIIe arrondissement, compte tenu des importants chantiers en cours et du mobilier urbain entreposé".