"Gilets jaunes" : près de 300 personnes interpellées lors du premier anniversaire du mouvement, la plupart à Paris

Les manifestations de samedi ont été marquées par des heurts et de nombreuses dégradations dans la capitale. 

Des manifestants préparent une barricade dans les rues de Paris, le 16 novembre 2019, lors de la manifestation des \"gilets jaunes\".
Des manifestants préparent une barricade dans les rues de Paris, le 16 novembre 2019, lors de la manifestation des "gilets jaunes". (JEROME GILLES / NURPHOTO / AFP)

Une première bougie qui a laissé des traces. Le week-end de manifestations à l'occasion du premier anniversaire du mouvement des "gilets jaunes" a donné lieu à de nombreuses interpellations. Dans le détail, 254 personnes ont été arrêtées au niveau national, samedi 16 novembre, dont 173 à Paris. La capitale, et plus particulièrement la place d'Italie, a été le théâtre de violents heurts entre manifestants et forces de l'ordre.

"Quelques-unes" de ces arrestations sont "symboliques", a commenté le ministre de l'Intérieur dimanche, affirmant vouloir distinguer le "mouvement d'origine" et les "voyous" "venus en découdre". Christophe Castaner a notamment évoqué l'interpellation d'un homme soupçonné d'avoir participé à une attaque de policiers, qui ont dû s'abriter dans une laverie du boulevard Beaumarchais, dans le 11e arrondissement.

De son côté, le parquet de Paris recensait, dimanche soir, 169 gardes à vue, dont huit concernant des mineurs, en marge des manifestations de samedi. Près de la moitié des gardes à vue (82) ont déjà donné lieu à un défèrement devant la justice. Pour le reste, 37 personnes ont fait l'objet d'un rappel à la loi et 30 procédures ont été classées sans suite. Treize gardes à vue étaient toujours en cours.

Plus de 30 interpellations dimanche

La journée de dimanche a été bien moins mouvementée. A 16 heures, la préfecture de police de Paris a annoncé que 31 personnes avaient été interpellées et que 1 631 contrôles préventifs avaient été effectués.

De leur côté, les techniciens de la police scientifique continuent de relever les traces et les indices "qui permettront aux enquêteurs d'identifier" et de "poursuivre les auteurs des dégradations sur les commerces et le mobilier urbain place d'Italie", comme l'a signalé la préfecture sur Twitter. 

La veille, le préfet de police de Paris avait prévenu que les auteurs seraient retrouvés. "Notre réponse sera très ferme, ils ne partiront pas en toute impunité", avait martelé Didier Lallement.