"Gilets jaunes" : le mouvement tente de se structurer

Certains "gilets jaunes" veulent structurer le mouvement afin de lui donner une suite politique. Comme à Marseille (Bouches-du-Rhône), où à l’invitation de Bernard Tapie, une réunion s’est tenue sous tension.

Ce n’était pas le lancement d’un parti politique, mais ça y ressemblait. Des figures des "gilets jaunes" se sont rassemblées afin de structurer le mouvement, ce samedi 5 janvier à Marseille (Bouches-du-Rhône). "Ce mouvement a réveillé quelque chose d’exceptionnel. Les 70 % de Français qui se sont reconnus dans ce mouvement, maintenant nous allons les chercher autour d’une coordination nationale afin de construire la France de demain", martelait Hayk Shahinyan, cofondateur de l’association "Gilets jaunes, le mouvement". Cette association dit vouloir donner la parole à chacun de ses adhérents.

Récupération

Mais dehors, l’initiative ne plait pas à tout le monde. On accuse une poignée d’entre eux de s’approprier leur action. Ils donnent de la voix à la sortie de la réunion. "Pourquoi ils ne sont pas venus nous demander notre opinion ? Ils s’auto-proclament. Y’en a aucun qui veut de ce monsieur", clame une "gilet jaune".
La police a même dû intervenir pour protéger les fondateurs de ce nouveau mouvement. La réunion s’est tenue dans un hangar du journal La Provence à l’initiative de Bernard tapie, actionnaire, et ce contre l’avis des journalistes.

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Des \"gilets jaunes\" lors d\'une manifestation sur le Vieux-Port, à Marseille, le 1er décembre 2018.
Des "gilets jaunes" lors d'une manifestation sur le Vieux-Port, à Marseille, le 1er décembre 2018. (GERARD JULIEN / AFP)