DIRECT. "Gilets Jaunes" : plusieurs centaines de femmes manifestent à Paris

Samedi, 50 000 personnes ont manifesté à Paris et dans plusieurs régions de France.

Des femmes \"gilets jaunes\" manifestent à Paris, près de la place de la Bastille, le 6 janvier 2019.
Des femmes "gilets jaunes" manifestent à Paris, près de la place de la Bastille, le 6 janvier 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Ils étaient 50 000 à manifester. Samedi 5 janvier, la mobilisation des "gilets jaunes" est repartie à la hausse dans plusieurs régions de France. Au lendemain de l'"acte 8" du mouvement, une nouvelle manifestation est prévue, réunissant cette fois-ci principalement des femmes.

Une nouvelle manifestation ce dimanche. Plusieurs centaines de femmes "gilets jaunes" se sont rassemblées dimanche matin à Paris, afin de donner une image "inédite" du mouvement. Réunies à 11 heures sur la place de la Bastille, elles ont chanté la Marseillaise, des ballons jaunes à la main. Elles ont ensuite encerclé la place, perturbant la circulation, avant de se diriger vers la place de la République.

Samedi la manifestation a réuni 50 000 personnes en France. Ils étaient notamment 3 500 à défiler dans les rues de Paris, 5 000 à Bordeaux, 2 000 à Toulouse ou encore 3 000 à Caen.

 Des violences lors des rassemblements. Des heurts ont éclaté samedi, notamment à Paris, où un homme a été filmé en train de boxer un gendarme. Le porte-parole du gouvernement a également dû être évacué après une intrusion violente dans la cour de son secrétariat d'Etat. Les Français doivent dire "ça suffit" face aux violences, a réagit dimanche Bruno Le Maire.

Des interpellations et gardes à vue. Plusieurs personnes ont été interpellées samedi, notamment à Bordeaux. A Paris, le nombre de gardes à vue liées à la manifestation s'élève à 35. Il s'agit de 27 majeurs et de 8 mineurs, indique une source judiciaire à France 3.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GILETS_JAUNES

21h59 : Une cinquantaine de personnes se revendiquant du mouvement des "gilets jaunes" ont tenté de pénétrer cet après-midi l'aéroport de Dole-Jura avant d'être évacués par les gendarmes. Le préfet du Jura a fermement condamné sur Twitter cette tentative d'intrusion qui serait probablement allée jusqu'au tarmac.

21h52 : Quatre individus ont incendié une cabane de "gilets jaunes" et auraient aspergé de carburant ses deux occupants ce matin à Saint-Etienne, indique ce soir la police. Selon l'une des victimes, les quatre individus recherchés ne sont pas inconnus des "gilets jaunes" du campement du quartier stéphanois de Méons puisqu'ils en auraient été exclus.

21h33 : Des centaines de femmes ont fait la démonstration que l'expression d'un malaise social profond peut encore se dérouler en France sans violence. Ces "gilets jaunes" au féminin ont voulu rappeler le socle essentiel de leur mobilisation. Coup de projecteur sur leur message avec France 2.

(FRANCE 2)

21h02 : À Bordeaux (Gironde), des policiers ont été la cible de jets de cocktails Molotov et de feux d’artifice. À Paris, c’est un homme vêtu de noir, ancien boxeur professionnel, qui s’en est pris, à coup de poing, à des policiers sur un pont enjambant la Seine. Ces violences sont-elles l’œuvre de "gilets jaunes" ou de casseurs infiltrés ? Dans la capitale, au sein du cortège déclaré en préfecture, la frontière était parfois perméable. France 2 revient sur les évènements d'hier.




(FRANCE 2)

20h52 : @Lolo Non, mais c'est désormais chose faite :-)

20h51 : Bonjour France Info. Avez vous relayé cette information insolite en marge des gilets de jaunes https://www.estrepublicain.fr/actualite/2019/01/06/les-boulistes-d-epinal-prives-de-materiel-en-raison-de-la-manifestation-des-gilets-jaunes

20h49 : @anonyme Le mouvement a pris une tournure différente qu'en métropole. Sur l'île, les gilets jaunes ont passé le mois de décembre à rassembler leurs propositions, où beaucoup concernent la moralisation de la vie politique, et ils sont désormais en tournée sur l'île pour présenter leurs proposition et se structurer, explique le journal local Témoignages.

20h47 : Y a t-il toujours un mouvement Gillet Jaune a la Reunion ? Tout est terminé ? Sur quelles bases ?Merci

20h21 : Le commandant en question, Didier A., est en service depuis 34 ans et fait partie de la promotion de la légion d'honneur du 1er janvier 2019. Il y a deux ans, il a déjà été sanctionné par sa hiérarchie pour avoir frappé un collègue d'un coup de poing. Il aurait frappé au visage un major qui a eu l'arcade et le nez fracturé. Didier A. n'avait à l'époque pas été poursuivi, mais avait écopé simplement d'un avertissement.

20h19 : L'officier de police mis en cause dans les violences policières à Toulon avait déjà été sanctionné pour des violences il y a 2 ans, indique franceinfo confirmant les infos du Parisien.

20h05 : ne plainte a été déposée après des violences policières pendant l'acte 8 des "gilets jaunes", révèle franceinfo. La jeune femme qui a porté plainte affirme avoir reçu un coup de tête de la part d'un policier et dit avoir reconnu Didier A., l'officier filmé en train de frapper deux manifestants. Ce dernier dément formellement.

19h55 : La société des journalistes de BFM TV dénonce la tentative de lynchage d'une de ses équipes à Rouen et le jet de pétard qui en a blessé une autre sur les Champs-Elysées hier : "Quand bien même il y aurait des désaccords sur le traitement de l'information, rien ne justifie de tels actes. La SDJ en appelle désormais à la responsabilité des manifestants pour qu’ils se désolidarisent de ces brutes pour qui la liberté de la presse, semble-t-il, ne veut pas dire grand-chose et souhaite que la justice sanctionne les coupables."

19h41 : Une journaliste de La Voix du Nord fait savoir sur Twitter qu'elle a été agressée en couvrant une manifestation des "gilets jaunes" dans la région de Saint-Omer.

19h27 : Muriel Pénicaud estime aussi que "l'effet indirect [du mouvement des gilets jaunes sur l'économie] est monstrueux. On le voit sur les investissements étrangers, sur la confiance à investir... il y a déjà des effets négatifs."

19h26 : La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, fait savoir qu'elle a débloqué 32 millions d'euros pour payer les salaires de quelque 58 000 personnes au chômage partiel du fait de la crise des "gilets jaunes" qui "fragilise l'emploi". "Au 4 janvier, c'est 58.000 salariés qui sont touchés (...) J'ai débloqué l'argent nécessaire il y a quelques semaines. Aujourd'hui on en est à 32 millions d'euros gagés", déclare-t-elle lors de l'émission BFM Politique.

19h21 : Environ 200 "gilets jaunes" sont venus sonner cet après-midi au domicile du maire de Montélimar, dans la Drôme. Les manifestants lui reprochent de ne pas avoir installé de cahier de doléance dans la mairie. Franck Reynier leur a répliqué qu'il attendait les instructions relatives à l'organisation du grand débat national et leur a donné rendez-vous demain, à 11h à la mairie, rapporte France Bleu Drôme Ardèche.




(NATHALIE RODRIGUEZ/ RADIOFRANCE)

19h18 : Menacé de mort à cause d'une caricature d'Éric Drouet. Le dessinateur amiénois Alex a porté plainte après un torrent de menaces provoquées par un dessin publié dans le Courrier Picard. "On peut dire tout ce qu'on veut de mes dessins, on peut aimer, ne pas aimer... mais j'ai décidé de ne plus accepter les menaces de mort. Rien ne justifie de menacer un journaliste ou un dessinateur pour ce qu'il est ou ce qu'il fait, rien", s'explique-t-il sur France Bleu Picardie.




(ALEX / LE COURRIER PICARD ET L'UNION, L'ARDENNAIS)

19h08 : Le préfet du Var annonce sur Twitter qu'il saisit l'IGPN, la police des polices, pour faire toute la lumière sur les incidents de Toulon.

17h59 : Rien de secret là-dessus non plus @anonyme. Vous n'êtes pas sans savoir que beaucoup de secrétaires d'Etat du gouvernement n'ont pas d'étiquette précise mais sont rattachés à un gros ministère. D'où le fait que Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, soit logé au ministère des relations avec le Parlement, au 101 rue de Grenelle, pas très loin de Matignon. C'est écrit noir sur blanc sur le site du gouvernement.

17h59 : Peut-être bien, mais quand je demande des éclaircissements au sujet du ministère de Benjamin Griveaux, qui n'est que secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement, on ne me répond pas... Quel est donc ce mystérieux ministère de la rue de Grenelle qualifié de "ministère de Benjamin Griveaux"?

17h57 : @anonyme : Nous avons déjà répondu à cette question tout à l'heure : nous donnons effectivement le nom du commandant Didier Andrieux, car il choisit lui-même de prendre la parole dans Var-Matin pour confirmer les faits et se défendre. Pour ce qui est du boxeur, il a certes été identifié par la police, mais ne s'exprimant pas lui-même, et n'étant ni interpellé, ni mis en examen, nous avons choisi de ne pas le diffuser. Même si son patronyme circule sur les réseaux sociaux.

17h54 : Vous ne donnez pas le nom du boxeur qui frappe un policier, mais vous donnez celui du policier qui frappe un manifestant. Pourquoi?

17h51 : Je trouve incroyable qu’on cible les forces de l’ordre ainsi alors que le mouvement gilets jaunes est violent.

17h51 : Ils obtenu un plan avec des mesures et une ouverture sur un dialogue... ok mais maintenant ils n’obtiendront pas plus... Aujourd’hui les violences sont le fait de gilets jaunes qui ne veulent pas négocier ! Alors assez, nous voudrions pouvoir bosser tranquille !

17h51 : Dans les commentaires, je reçois énormément de messages critiquant les manifestants les plus violents des "gilets jaunes".

17h45 : Le commandant Didier Andrieux a été filmé hier en train de frapper au moins trois personnes qui participaient à la manifestation des "gilets jaunes" à Toulon. A ce stade, l'officier de police n'est visé par aucune procédure à son encontre. Franceinfo vous résume ce que l'on sait de l'affaire.




(FRANCE 2)

17h42 : Comment les habitants de Toulouse, un des épicentres du mouvement des "gilets jaunes", perçoivent cette série de manifestations ? France 2 leur a posé la question. L'un deux le reconnaît : "Les résultats montrent qu’avec la violence, ils ont obtenu plus que des années et des années de revendication. Je ne soutiens pas la violence, mais, à un moment donné, il faut se poser des questions."



(FRANCE 2)

17h13 : Depuis quelques semaines à Marly, dans le Nord, le maire a décidé de donner la parole à ses administrés. Dans les cahiers de doléances mis à disposition, trois thèmes reviennent sans cesse : l’augmentation du smic, des pensions de retraite et la justice fiscale. France 2 est allé tâter le terrain.



(FRANCE 2)

16h31 : La critique est aisée, mais l'art est difficile cher @anonyme : qu'auriez-vous dit si nous avions passé sous silence les nombreux incidents qui ont émaillé les cortèges parisien, nantais, bordelais et toulousain (entre autres) ? Nous avons fait état de la mobilisation dans les cortèges, de plusieurs endroits où ça s'est bien passé (je me souviens notamment avoir parlé de Clermont-Ferrand hier par exemple). Pas assez sans doute, mais les plus gros cortèges ont été émaillés de violences, c'est un fait.

16h31 : Beaucoup de médias ne font que parler des violences lors des manifestations Hier je suis passée sur un rond point direction Montceau les Mines où étaient réunis plus d une centaine de gilets jaunes Tout se faisait dans le calme Mais les médias cela ne les intéresse pas Ils ne savent que mettre de l huile sur le feu. C'est triste comme constat.

16h27 : Une plainte a été déposée par des manifestants lavallois contre le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, pour "usage abusif de la force", indique France Bleu Mayenne.

16h22 : Le Conseil supérieur de l'audiovisuel se réunira demain pour étudier le traitement médiatique des manifestations et des incidents qui se sont produits hier à l'occasion de "l'acte 8" de la mobilisation des "gilets jaunes". Cette nouvelle réunion est destinée à "examiner les retransmissions et les commentaires relatifs aux graves incidents qui se sont produits samedi et précédemment", explique l'instance.

15h42 : Le documentariste Florent Marcie indique avoir été touché par une balle de flash-ball tirée par la police samedi lors de la manifestation des "gilets jaunes". "Je m'en sors bien car à quelques centimètres, je perdais l'oeil", a-t-il déclaré à l'AFP.

15h43 : Effectivement @anonyme, Edouard Philippe n'a pas pris la parole après les violences commises lors des manifestations hier. Le Premier ministre s'est contenté de partager le message publié par Emmanuel Macron sur Twitter.

15h22 : Je n'ai pas vu de réaction du premier ministre. Est ce exact ?

15h43 : "À l’exception des insultes et des attaques personnelles, toutes les positions auront une place dans notre synthèse. Y compris les fausses affirmations, les propositions qui existent déjà ou les paroles des extrêmes."

Dans Le Journal du dimanche, Chantal Jouanno revient sur les modalités d'organisation de ce grand débat national voulu par Emmanuel Macron.

15h11 : La Fédération française de boxe condamne dans un communiqué les agissements d'un "ancien boxeur professionnel" auteur de violences à l'égard des forces de l'ordre, hier, lors de la manifestation parisienne des "gilets jaunes". Plus de précisions dans notre article.





16h04 : Bonjour @fabbor. Il faut reprendre le fil de cette manifestation, qui avait été déclarée en préfecture. Parti de l'Hôtel de Ville de Paris pour rejoindre l'Assemblée nationale, le cortège a dévié du parcours prévu au niveau des Tuileries pour tenter d'emprunter la passerelle Léopold-Sédar-Senghor (voir la carte ci-dessous). Les manifestants ont alors été bloqués par les forces de police et la manifestation a dégénéré.

15h09 : La vidéo de la bagarre entre manifestants et policiers tournent en boucle. Pouvez vous nous dire où se situe ce pont ? Faisait il parti du trajet déclaré en préfecture ? Et pourquoi en avoir bloqué l'accès ? Pour les non parisien se n'est pas clair. Merci.

15h03 : En marge d'une manifestation des "gilets jaunes" à Troyes (Aube), un jeune homme a été touché à la cuisse par un tir de flash-ball, indique L'Est éclair.

14h43 : "La violence divise le mouvement parce qu'elle dissuade des gens d'y participer."

Adrien Quatennens estime sur franceinfo que "les images de violences ne sont pas représentatives" du mouvement des "gilets jaunes" dans son ensemble.