VIDEOS. "Acte 8" des "gilets jaunes" : un homme filmé en train de boxer un gendarme à Paris

Sur des images postées sur Twitter, on voit cet individu, qui ne porte pas de gilet jaune, aller au devant des forces de l'ordre.

Capture d\'écran d\'une vidéo postée le 5 janvier 2019 sur Twitter par Line Press, où l\'on voit un individu boxer un CRS lors de \"l\'acte 8\" des \"gilets jaunes\" à Paris. 
Capture d'écran d'une vidéo postée le 5 janvier 2019 sur Twitter par Line Press, où l'on voit un individu boxer un CRS lors de "l'acte 8" des "gilets jaunes" à Paris.  (LINE PRESS / TWITTER)

La scène est frappante. Un homme a été filmé, samedi 5 janvier, en train de boxer un gendarme lors de "l'acte 8" des "gilets jaunes" à Paris. Les images ont été postées sur Twitter par Line Press, une agence de presse indépendante, alors que des heurts avaient éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre sur la passerelle Leopold-Sédar-Senghor, qui relie les deux rives de la Seine au niveau du jardin des Tuileries et du musée d'Orsay.

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Sur la vidéo, on voit un homme vêtu de noir et coiffé d'un bonnet, sans gilet jaune, basculer sur la partie inférieure de la passerelle et aller au-devant des forces de l'ordre, tel un boxeur. Il assène alors plusieurs coups au visage de ce membre des forces de l'ordre, pourtant casqué. Selon les informations de France 3, les enquêteurs ont identifié sur ces images un boxeur professionnel de la région parisienne.

A gauche de cette autre vidéo postée par Line Press sur le réseau social, on distingue un individu portant la même tenue en train d'asséner des coups de pieds à un gendarme à terre. 

Ces affrontements ont éclaté alors que les manifestants, qui avaient déclaré un parcours en préfecture, ont tenté de rejoindre l'Assemblée nationale par cette passerelle. Toujours sur Twitter, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s'est ému de voir cette "bataille au corps à corps", fustigeant l'attitude des forces de l'ordre. "Est-ce un pouvoir républicain qui donne de tels ordres ?" s'est-il interrogé.  

Face à la multiplication des incidents en fin d'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a appelé sur Twitter "chacun à la responsabilité et au respect du droit". Sur Twitter, le directeur général de la police nationale Eric Morvan indique que tout "sera fait pour identifier les agresseurs clairement organisés en meutes haineuses".