"Gilets jaunes" : insultée sur les réseaux sociaux, Marlène Schiappa porte plainte

"Sur la page Facebook de la ministre, il y a des milliers de commentaires d'insulte, de menaces de mort, de viol, d'appel au suicide, des montages photo orduriers", décrit son cabinet à franceinfo.

Marlène Schiappa participe aux questions au gouvernement, à l\'Assemblée à Paris, le 27 novembre 2018.
Marlène Schiappa participe aux questions au gouvernement, à l'Assemblée à Paris, le 27 novembre 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Elle s'est ouvertement exprimée contre la cagnotte de soutien à l'ancien boxeur Christophe Dettinger, soupçonné d'avoir agressé deux gendarmes à Paris lors de la manifestation des "gilets jaunes". Après avoir demandé la suspension de l'appel aux dons, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, est la cible de très nombreuses insultes sur les réseaux sociaux, comme le souligne un journaliste.

"Sur la page Facebook de la ministre, il y a des milliers de commentaires d'insulte, de menaces de mort, de viol, d'appel au suicide, des montages photo orduriers en raison de son engagement public pour défendre le président, le gouvernement et les valeurs de la République", décrit son cabinet à franceinfo. Des messages virtuels donc, mais aussi des appels au secrétariat d'Etat. "On a des logorrhées d'insultes."

"On dépose systématiquement plainte"

Un cyberharcèlement auquel la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a décidé de répondre. "Des plaintes sont systématiquement déposées. Aucune menace de mort, aucun appel au suicide, aucune immondice comme on peut le voir, n'entamera sa détermination d'agir et de s'élever contre ces attaques", réagit son cabinet, qui souhaite préciser que "ces menaces ne reflètent en rien l’opinion de la population". "Ne rien dire, c'est couvrir", a ajouté la secrétaire d'Etat sur Twitter.

Marlène Schiappa va donc se servir de la loi qu'elle a elle-même portée contre les violences sexuelles et sexistes : "Dans ce texte passé l'été dernier, le cyberharcèlement en meute est condamné", explique l'équipe de la secrétaire d'Etat. "A la justice de faire son travail."