30 milliards pour la transition écologique: "On pourrait voir ça comme un pas de géant, mais il en faudra encore beaucoup plus", juge France Nature Environnement

Arnaud Schwartz, secrétaire nationale de FNE, salue "un effort pour le rail" mais il pointe "les presque 18 milliards d'euros par année de déductions d'impôts", pour les énergies fossiles.

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Radio France
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Le Premier ministre Jean Castex et la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili lors de la présentation du plan de relance, à Paris, le jeudi 3 septembre. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Sur les 100 milliards d'euros du plan de relance de l'économie française présenté jeudi 3 septembre par le gouvernement, 30 milliards seront consacrés à la transition écologique. "Par rapport aux reculs précédents, on pourrait voir ça comme un pas de géant, mais il en faudra encore beaucoup plus", a réagi sur franceinfo Arnaud Schwartz, le secrétaire national de France Nature Environnement (FNE). "Les scientifiques du GIEC pour le climat et ceux de d'IBS (Information Biodiversité Suisse) pour la biodiversité nous le disent : on a moins de dix ans pour inverser la vapeur."

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Arnaud Schwartz reconnaît dans ce plan, "un effort, notamment pour le rail. On attendait ça après avoir vu les énormes prêts garantis par l'État en faveur de l'automobile et de l'aviation, sans contrepartie pour leur transition écologique". Mais le secrétaire national de France Nature Environnement pointe un paradoxe. Selon lui, "il y a presque 18 milliards d'euros par année de déductions d'impôts", pour les énergies fossiles. "Il y a énormément d'argent qui continue à aller au mauvais endroit. Et ça, c'est un problème. On ne va pas pouvoir s'en sortir si on devient pas plus cohérent."

Hydrogène et nucléaire : "une erreur"

Le plan de relance du gouvernement va notamment consacrer deux milliards d'euros pour développer l'hydrogène "vert". Pour Arnaud Schwartz, "c'est un début timide par rapport à d'autres pays". "L'hydrogène vert, c'est celui qui est issu à 100% des énergies renouvelables, poursuit le militant écologiste. Mais la France pour l'instant parle d'hydrogène bas carbone, parce qu'elle veut continuer le nucléaire. Or, ça, c'est une erreur. On a des problèmes avec les mines qu'on exploite. On a des problèmes en France avec les déchets dont on ne sait que faire et on a des risques d'accident. Donc, c'est une technologie très coûteuse dont il faut sortir. Il faut passer au renouvelable", conclut Arnaud Schwartz. 

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