DIRECT. Plan de relance : l'effort "le plus massif" en Europe selon Castex, pas assez ambitieux pour le PS et les écologistes

Le plan de relance de 100 milliards d'euros pour faire face à la récession économique due à la crise du coronavirus a été détaillé par le Premier ministre.

Le Premier ministre, Jean Castex, lors d\'une conférence de presse, à Paris, le 3 septembre 2020. 
Le Premier ministre, Jean Castex, lors d'une conférence de presse, à Paris, le 3 septembre 2020.  (AFP)
Ce qu'il faut savoir

"En proportion de la richesse nationale, c'est le plan de relance le plus massif annoncé à ce jour parmi les grands pays européens." Le Premier ministre Jean Castex a détaillé, jeudi 3 septembre, lors d'une conférence de presse, les grandes lignes du plan de relance de l'économie française. 

Un plan critiqué par les différentes oppositions, la gauche le jugeant pas assez vert, la droite craignant une bombe à retardement pour les finances publiques. "C'est le plan du sapeur Camember, ce personnage de bande dessinée au XIXe siècle", qui creusait à chaque fois un trou pour remplir le précédent, a déploré le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Le secrétaire national d'EELV, Julien Bayou, a fustigé un "plan de relance à l'ancienne" dont les 30 milliards d'euros pour l'écologie ne sont qu'un "investissement ponctuel et nettement insuffisant".

 Trois grands axes. Le plan s'articulera autour de trois grands axes : 30 milliards pour la transition écologique, 35 milliards pour soutenir les entreprises et 35 milliards pour "renforcer la cohésion sociale et territoriale". Son objectif doit être de retrouver "le niveau d’attractivité qui était le nôtre avant la crise" d'ici 2022.

Un important volet "vert"Près d'un tiers de l'enveloppe de ce plan à 100 milliards d'euros, censé contrer la crise économique engendrée par la pandémie de Covid-19, sera consacré au verdissement de l'économie française. Ainsi, pour sa conférence de presse, Jean Castex était entouré de Barbara Pompili, Bruno Le Maire, Elisabeth Borne et Clément Beaune, respectivement ministres de la Transition écologique, de l'Economie, du Travail, et secrétaire d'État chargé des Affaires européennes.

Jean Catsex rassurant sur la dette publique. Si ce plan de relance de 100 milliards d'euros sur deux ans porte ses fruits, son effet sur la dette publique sera limité dans le temps, a-t-il assuré. "On en attend un très rapide retour sur investissement. S'il atteint son objectif de réactivation de l'activité, son impact sur notre ratio de dette sera presque entièrement résorbé à partir de 2025", a déclaré le chef du gouvernement, alors que la crise provoquée par l'épidémie de Covid-19 va faire bondir la dette publique à près de 121% du PIB cette année.

 Pas de hausse d'impôts. "Je veux rappeler ici l'engagement que nous avons pris avec le président de la République : il n'y aura pas de hausse d'impôt", pour financer ce plan, a déclaré le Premier ministre. "Cette erreur affaiblirait notre croissance et enverrait des signaux négatifs aux ménages comme aux entreprises", a-t-il poursuivi, rappelant que "grâce à l'accord historique obtenu par le président de la République, nous bénéficions d'un soutien européen à hauteur de 40 milliards d'euros."

Un objectif de 160 000 emplois créés en 2021. Jean Castex a indiqué sur RTL que l'objectif du plan de relance de l'économie était de créer 160 000 emplois en 2021. 

"Eviter au maximum les licenciements". Le Premier ministre a également affirmé vouloir "réinjecter massivement de l'argent dans l'économie pour que l'économie et les entreprises repartent". Le Premier ministre souhaite ainsi "éviter au maximum les licenciements". 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #RELANCE

22h35 : Voici les contenus qu'il ne fallait pas rater sur notre site aujourd'hui :

Cette infographie sur les 100 milliards du plan de relance.

Cet article de Benoît Zagdoun, qui a vérifié si ce plan se ferait vraiment sans hausse d'impôts.

Ce résumé de l'interview de l'ancien Premier ministre, Lionel Jospin, sur France Inter.

21h30 : Se reconvertir ou disparaître. Pour certaines entreprises, c'est la question du moment. France 2 s'est rendue plusieurs d'entre elles.

(FRANCE 2)

21h11 : Sur France 2, le ministre de l'Economie a également précisé que les mesures de chômage partiel, dont plusieurs millions de Français bénéficient et qui sont prévues actuellement jusqu'à la fin de l'année, seront prolongées si nécessaire, même si "pour l'instant ce n'est pas prévu". "Si après il faut le maintenir nous le maintiendrons", a lancé Bruno Le Maire en citant l'hôtellerie, la restauration et l’événementiel.

20h59 : Voici un extrait de l'interview de Bruno Le Maire au "20 heures" de France 2. Il répond aux critiques sur le manque de contraintes posées aux entreprises.

(FRANCE 2)

20h19 : "Je fais confiance aux entreprises pour qu'elles jouent le jeu"

Le ministre répond sur l'absence de contraintes demandées aux entreprises en échange des aides accordées.

20h17 : "Tous les secteurs liés à l'énergie fossile ont vocation à laisser la place à d'autres secteurs (...) Nous avons été une grande nation du véhicule thermique, nous serons une grande nation du véhicule électrique"

Le ministre poursuit la défense de son plan.

20h48 : "La meilleure manière de passer ces temps difficiles, c'est de nous aider à relancer l'économie en dépensant cet argent"

Le ministre incite les Français à consommer.

20h13 : "Nous soutenons massivement les entreprises, parce que ce sont elles qui ont souffert et ce sont elles qui vont créer des emplois"

Invité du 20 heures de France 2, le ministre justifie l'orientation du plan de relance vers les entreprises.

20h07 : Il est 20 heures, voici le point sur l'actualité :

Le gouvernement a détaillé son plan de 100 milliards d'euros pour relancer l'économie. Il s'articule autour de trois volets : le soutien aux entreprises, la transition écologique et la cohésion sociale et territoriale. Retrouvez comment se répartissent ces 100 milliards dans notre infographie.

• La deuxième journée du procès des attentats en janvier 2015 à Paris se tient aujourd'hui. Avec une question au centre des débats : le port du masque lors des audiences.


• Le Kazakh Alexey Lutsenko remporte la sixième étape du Tour de France au sommet du mont Aigoual. Adam Yates conserve le maillot jaune.

• Deux écoles dans les Bouches-du-Rhône, deux classes à Paris, une dans l'Oise...Les fermetures se multiplient dans les établissements scolaires, après la découverte de cas de Covid-19.

19h33 : "Sur l'agriculture, c'est faible. On continue à mettre des millions dans l'agriculture de précision, ça c'est un peu du Tartuffe. C'est l'agroécologie qu'il faut maintenant soutenir"

Sur RTL, l'ancien ministre a critiqué le volet agricole du plan de relance, tout en saluant les 2 milliards d'euros prévus pour développer l'hydrogène.

18h00 : A 18 heures, faisons un petit point sur l'actualité de cette fin d'après-midi

• Le gouvernement a détaillé son plan de 100 milliards d'euros pour relancer l'économie. Il s'articule autour de trois volets : le soutien aux entreprises, la transition écologique et la cohésion sociale et territoriale. Par ailleurs, Jean Castex a confirmé la nomination de François Bayrou au poste de haut-commissaire au Plan. Retrouvez les principales annonces dans notre direct.

• La deuxième journée du procès des attentats en janvier 2015 à Paris se tient aujourd'hui. Les personnalités des 14 accusés sont abordées. Suivez notre direct.


• Deux écoles dans les Bouches-du-Rhône, deux classes à Paris, une dans l'Oise...Les fermetures se multiplient dans les établissements scolaires, après la découverte de cas de Covid-19.


• Le Kazakh Alexey Lutsenko remporte la sixième étape du Tour de France au sommet du mont Aigoual. Adam Yates conserve le maillot jaune.


16h32 : Par ailleurs, 1,9 milliard d'euros ira à la conversion du parc automobile. "Nous prolongeons le bonus écologique et la prime à la conversion sur deux ans pour donner de la stabilité au secteur automobile", avance le ministre des Transports.

16h33 : "Les transports bénéficient d'une des plus grosses enveloppes"

Dans une interview au Parisien, Jean-Baptiste Djebbari détaille les 11,5 milliards d’euros du plan de relance consacrés aux transports. La moitié de cette somme sera dédiée au ferroviaire. 2,3 milliards d'euros serviront notamment à "régénérer le réseau ferré", en modernisant notamment les aiguillages. Cette somme doit aussi permettre de développer les petites lignes et le fret.

16h00 : Pôle emploi va bénéficier de 250 millions pour recruter. C'est ce que prévoit le plan de relance du gouvernement, présenté cet après-midi. Cette enveloppe servira notamment au recrutement d'effectifs pour faire face à l'augmentation du nombre de chômeurs en raison de la crise.

15h25 : Jean Castex n'a de cesse de le répéter : le plan de relance sera financé sans hausse d'impôts. "Nous ne financerons pas ces dépenses en augmentant les impôts", a lui aussi promis Emmanuel Macron, en juin. Alors disent-ils vrai ou "fake" ? Réponse avec notre journaliste Benoît Zagdoun.

15h13 : Il est un peu plus de 15 heures, faisons un petit point sur l'actualité de cet après-midi :

Le gouvernement a détaillé son plan de 100 milliards d'euros pour relancer l'économie. Il s'articule autour de trois volets : le soutien aux entreprises, la transition écologique et la cohésion sociale et territoriale. Retrouvez les principales annonces dans notre direct.

Le Premier ministre Jean Castex a confirmé la nomination de François Bayrou au poste de haut-commissaire au Plan.

• La deuxième journée du procès des attentats en janvier 2015 à Paris se tient aujourd'hui. Les personnalités des 14 accusés sont abordées. Suivez notre direct.


Les coureurs du Tour de France affrontent la sixième étape : 191 km sur un tracé montagneux entre Le Teil et le mont Aigoual. Suivez le direct de france tv sport.

14h56 : Bonjour @Chloé44. Pour financer le plan de relance, l'Etat va devoir emprunter. Comme vous le soulignez, reste à savoir comment ces emprunts seront remboursés. Dans cet article, nous avons détaillé quelques pistes, comme réduire les dépenses publiques ou miser sur la croissance. Jean Castex semble aussi laisser la porte ouverte à une augmentation de la durée de travail. "C'est par le travail qu'on retrouvera des marges de manœuvre", avait déclaré le Premier ministre, fin août, sur France Inter.

14h55 : Comment faire sans augmenter les impôts ? Augmenter le temps de travail et couper à la hache dans les services publics ?

15h34 : Jean Castex l'a rappelé : "Il n’y aura pas de hausses d’impôts." Le Premier ministre dit vrai. Le plan de relance ne prévoit pas d'augmentation de taxes ou de cotisations pour financer ses 100 milliards d'euros de dépenses. Le gouvernement fait même un cadeau de 20 milliards d'euros aux entreprises sur deux ans, en baissant de moitié certains impôts de production.

Mais l'épidémie de Covid-19 a engendré des coûts sanitaires et sociaux considérables. Et pour compenser ces dépenses supplémentaires qui creusent un peu plus le trou de la Sécurité sociale, la majorité a voté fin juillet le maintien de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), qui devait disparaître en 2024. Cette taxe de 0,5% prélevée sur les salaires pourrait durer jusqu'en... 2042.

15h14 : La présentation du plan de relance est désormais terminée. Voici les principales annonces qu'il faut retenir :

35 milliards d'euros seront dédiés au soutien des entreprises. Sur ce point, des baisses d'impôts de production de 10 milliards d'euros seront notamment actées en 2021, puis en 2022. Certaines des mesures de ce volet seront accompagnées de "contreparties" pour les entreprises.

L'axe transition écologique, doté de 30 milliards d'euros, prévoit notamment l'extension de la prime pour la rénovation énergétique à tous les ménages, ou encore le développement de l'économie circulaire et des transports en commun

35 milliards seront enfin alloués à la "cohésion sociale et territoriale". Au sein de cet axe, 15 milliards seront consacrés à l'emploi pour notamment élaborer un "plan jeunes" et créer un "bouclier anti-chômage". Il comprend aussi les quelque 6 milliards d'euros débloqués pour l'hôpital dans le cadre du Ségur de la santé.

14h44 : "M. Bayrou a été nommé ce matin, sur ma proposition, haut-commissaire au Plan. Deuxièmement, j'ai toujours, je l'ai toujours dit, été favorable à la restauration d'une planification. [...] C'est un effet positif de la crise que de nous avoir conduit à mettre dans les faits cette intention. [...] Plus que jamais on a besoin d'éclairer l'avenir, c'est le rôle du commissariat général au plan et le fait qu'elle soit occupé par une personnalité forte ne sera que bénéfique à cette fonction."

14h48 : "Les ministres seront responsabilisés dans leur champ de compétences dans la mise en oeuvre de ce plan. Si la ministre de la Culture, qui est parfaitement servie dans ce plan, ne l'exécute pas complètement, on réallouera, par exemple, les crédits à la ministre de la Transition écologique. Mais je vous assure que madame Bachelot gérera extrêmement bien son secteur, j'ai pris cet exemple par amitié et affection."

14h37 : Bonjour . Sur les 750 milliards d’euros mobilisés au niveau européen, quelque 40 milliards de subventions iront à la France, avait expliqué Bruno Le Maire, fin juillet. Le ministre de l'Economie avait alors précisé que cette enveloppe serait comprise dans les 100 milliards d'euros du plan de relance français. Pour en savoir plus sur le financement du plan de relance, je vous invite à consulter cet article que nous avons publié ce matin.

14h44 : Les 100 milliards, c'est avec ou sans le prêt commun de l'UE ?

14h35 : "Non seulement nous rembourserons collectivement l'emprunt inédit [obtenu de l'Union européenne] à partir de 2027 au plus tôt et jusqu'à 2058 au moins. (...) Nous n'avons pas encore acté le système de financement pour l'après 2027, nous allons créer des ressources nouvelles pour éviter de créer de nouvelles contributions nationales."

14h36 : "Ce plan de relance, dans son calibrage et contenu actuels, a pour objectif de nous prémunir contre une nouvelle crise, ou de nouveaux soubresauts de l'économie. Je veux rester optimiste : nous ne sommes pas dans une crise financière, pas dans une crise de l 'économie réelle, nous sommes dans une crise consécutive à une crise sanitaire. On va bien finir par s'en sortir, par trouver un vaccin. La plus-value sera chez les pays qui ont réussi à prendre les mesures structurelles que la crise a appelées."

14h43 : "Ce n'est pas parce que nous souhaitons relocaliser, œuvrer en faveur de la souveraineté économique, que nous sommes favorables à une fermeture des frontières avec l'Europe ou à un quelconque repli sur nous-mêmes. Nous pensons que l'Europe n'est pas simplement utile, elle est indispensable à condition qu'elle sache évoluer. Et la France est aussi à la pointe pour protéger, cette fois-ci, la souveraineté européenne notamment par la taxation carbone."

14h37 : A gauche, le projet du gouvernement pour relancer l'économie continue de susciter de vives réactions. Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, estime qu'il s'agit du "plan de relance d'un système qui épuise les êtres humains et nos ressources naturelles".

14h17 : "Pour soutenir la demande, il faut préserver l'emploi. Quand nous mettons de l'argent sur le chômage partiel, nous soutenons l'emploi, donc la demande", a expliqué Bruno Le Maire.

14h38 : "Le premier levier [pour impliquer tout le territoire dans ce plan], c'est la territorialisation des mesures, sous la responsabilité des préfets notamment. Nous verrons toutes les semaines les fédérations professionnelles (...) de façon à ce qu'elles nous fassent remonter toutes les difficultés. Il faut qu'à chaque fois, les remontées viennent des fédérations professionnelles. C'est ce qui nous permettra d'inonder tous les territoires."

Le ministre de l'Economie assure que les territoires seront au coeur du plan de relance.

14h39 : Barbara Pompili vient d'assurer qu'avec son plan de relance la France est "complètement dans la trajectoire" qui lui "permettra d'honorer les engagements" pris dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat. La ministre de la Transition écologique souligne que plus de 30% des 100 milliards déboursés sur deux ans seront consacrés à des mesures vertes.

Ce faisant, la France se conforme globalement aux recommandations de l'I4CE (Institut de l’économie pour le climat). Ce think thank évalue à 15 voire 18 milliards d'euros les investissements supplémentaires nécessaires chaque année d'ici la fin du quinquennat pour respecter la trajectoire du budget carbone. Ce que la ministre ne dit pas, c'est que l'I4CE recommande de porter ces efforts de 50 à 70 milliards par an sur la période 2023-2028, comme le relevait Le Figaro.

14h13 : Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, précise sur Twitter qu'1,5 milliard d'euros du plan de relance "seront consacrés en 2021 et 2022 à des projets ultramarins prenant en compte les spécificités des territoires".

14h13 : "Nous faisons beaucoup pour la culture dans ce plan de relance. On peut considérer l'inverse, mais c'est ce que je crois. La culture joue un rôle, dans la cohésion sociale et nationale, tout à fait particulier que nous devons valoriser au-delà des aspects strictement économiques de ce plan."

14h10 : "Je considère, c'est un choix politique, que la culture est un investissement d'avenir. J'ai conduit avec la ministre de la Culture des consultations la semaine dernière. Tous les acteurs [rencontrés], me semble-t-il, nous ont plutôt exprimé une vive satisfaction des options qui sont retenues."

14h08 : "Vont en majorité bénéficier de ces mesures des PME, TPE et ETI, c'est-à-dire des entreprises non délocalisables. Grâce à ces mesures, nous allons relocaliser. Sur les secteurs d'activité, on est plutôt sur le domaine industriel. Notre volonté, c'est que ces entreprises à caractère industriel puissent se développer en France. Il faut enlever toutes les entraves qui empêchent ce développement."

La plupart des mesures du plan présentent les moyens "de nous assurer que l'argent que nous déployons sert à l'emploi, aux entreprises et aux salariés", a assuré le Premier ministre.

13h57 : "Nous attendons des entreprises qu'elles jouent le jeu de ce plan de relance et nous avons un certain nombre de dispositifs pour lesquels nous définirons des contreparties."

Le ministre de l'Economie assure que le soutien aux entreprises fera l'objet d'un contrôle de l'Etat.

13h57 : Parmi les 30 milliards du plan de relance, 1,2 milliard d'euros iront au développement des transports en commun, a expliqué Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.


13h56 : "Le plan de relance français n'est pas déconnecté du plan de relance européen. C'est la même chose. Nous le présenterons à nos partenaires européens dans les prochaines semaines, sûrement dans le courant du mois d'octobre."

Le secrétaire d'Etat Clément Beaune répond à l'articulation entre relance française et relance européenne.

13h51 : A droite de l'échiquier politique, le plan de relance du gouvernement est critiqué par Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la France publie lui aussi ses propositions pour soutenir l'économie française : annulation des charges au deuxième trimestre pour les TPE et les PME, "patriotisme économique intelligent" ou encore "lutte contre la concurrence déloyale".

13h53 : "Troisièmement : la territorialisation. A chaque fois que cela sera possible, ce plan sera décliné dans les territoires. Tous les territoires, y compris ultra-marins. C'est un gage d'équité, d'adaptabilité et de cohésion."

13h51 : Justement, faisons un point sur les premières réactions après l'annonce de ce plan. A gauche, la France insoumise a fait le choix de présenter son propre projet de relance. Retraite à 60 ans, sixième semaine de congés ou encore création d'un plan de dépollution de la Méditerranée font partie des propositions du parti.

13h50 : Le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, Julien Bayou fustige "le plan de relance à l'ancienne" présenté par le gouvernement. Les 30 milliards d'euros pour l'écologie ne sont qu'un "investissement ponctuel et nettement insuffisant", a-t-il estimé auprès de nos confrères de l'AFP.

13h53 : "Deuxièmement : l'exécution. Ce plan est ambitieux, il repose sur un nombre important de programmes différents. Si nous voulons qu'il produise des effets pour chacun, il est indispensable de le piloter de près. Nous mettrons en place un suivi de l'exécution qui permettra d'en rendre compte dans la transparence et de garantir la rapidité de sa mise en oeuvre. Une lenteur non justifiée dans une partie du plan pourra entraîner un redéploiement vers d'autres mesures et les ministères seront responsabilisés dans cette perspective."

13h54 : "Je ne vous surprendrai pas en vous disant que je serai très attentif aux conditions de mise en oeuvre et d'exécution de ce plan. Le 'comment' a autant d'importance que le 'quoi' et j'entends bien m'y impliquer personnellement. Je veillerai à trois exigences. Premièrement : la concertation, nous continuerons de concerter pendant toute la durée de sa mise en oeuvre, le sujet sera au menu de la conférence social que je réunirai en octobre."

13h47 : Alors que les ministres détaillent la répartition des 100 milliards du plan de relance, voici une séries d'infographies pour vous présenter clairement le partage des sommes allouées pour chaque axe du plan : compétitivité des entreprises, transition écologique et cohésion sociale et territoriale.

13h48 : "Et troisième chantier : un investissement massif dans les compétences en accompagnant les salariés des secteurs en difficulté vers des secteurs porteurs soutenus par ce plan de relance. Il est d'un montant d'un milliard d'euros."