Alstom : un plan de sauvetage très politique

L'État a annoncé la commande de 16 rames TGV au site de Belfort. À quelques mois de la présidentielle, l'explication est politique.

France 2

Le gouvernement devrait annoncer demain, mardi 4 octobre, son plan pour sauver le site Alstom de Belfort. Parmi les solutions avancées, la commande de TGV. "La solution ne pouvait pas venir de la SNCF, car l'entreprise n'a pas besoin de nouveaux TGV, ils ont déjà été renouvelés et à l'étranger il n'y a pas assez de commandes", explique Margaux Manière, en direct du ministère de l'Économie.

L'engagement du président

La seule solution était donc que l'État achète directement à Alstom. Il pourrait donc commander 16 rames pour des lignes Intercités. Mais faire rouler une Ferrari sur une route départementale, c'est une solution étonnante, alors l'explication est politique : François Hollande s'est engagé à sauver le site Alstom de Belfort. À huit de la présidentielle, pas question de laisser une entreprise fermer sans agir.

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Manifestation contre la fermeture du site Alstom de Belfort, devant le siège du groupe à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 27 septembre 2016. 
Manifestation contre la fermeture du site Alstom de Belfort, devant le siège du groupe à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 27 septembre 2016.  (PAUL ALFRED-HENRI / CITIZENSIDE / AFP)