Plan de départs chez Sanofi : "Je comprends que le paradoxe soit dur à avaler pour les salariés qui sont aujourd'hui écœurés", déclare Jordan Bardella

Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella estime que la situation actuelle de Sanofi reflète un problème global avec la recherche en France.

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Jordan Bardella, sur franceinfo, lundi 7 décembre 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Sanofi enregistre en 2020 un bénéfice record de 12,3 milliards d'euros, soit une hausse de 340 % par rapport à 2019. Le groupe va verser 4 milliards de dividendes à ses actionnaires. De quoi relancer la polémique après l'annonce de la suppression d'un millier de postes en France dont 400 dans la recherche et le développement. "Je comprends que le paradoxe soit dur à avaler pour les salariés qui sont aujourd'hui écœurés", a réagi sur franceinfo Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, député européen.

Un manque d'investissement dans la recherche en France

"On paye dans cette crise le sous-investissement constant depuis des années dans la recherche. La France est le seul pays à ne pas avoir de vaccin. On a abandonné totalement notre souveraineté en la matière, ce qui nous a rendu dépendant de tout et de tout le monde", considère Jordan Barella.

Cette situation est pour lui inacceptable. "Sanofi a échoué à produire un vaccin. Quand on voit qu'on poursuit les délocalisations, les dividendes toujours plus importants pour les actionnaires, cela peut poser question à beaucoup de nos compatriotes", a estimé le député européen. "Il y a un problème d'investissement dans la recherche dans notre pays. Nos chercheurs passent autant de temps à chercher des financements qu'à faire leur métier. Nous avons tous les talents pour réussir en France, il faut juste la volonté politique et la stratégie industrielle."

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