Sanofi veut supprimer 400 postes en recherche et développement

Une décision révélée par France Inter que la CGT juge "inacceptable", d'autant plus que l'entreprise est en retard dans la course au vaccin contre le Covid-19.

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Le  siège social de Sanofi à Gentilly dans le Val-de-Marne. (LAETITIA SAAVEDRA / RADIOFRANCE)

Le groupe pharmaceutique Sanofi veut supprimer 400 postes dans la branche recherche et développement de son secteur pharmaceutique, affirme lundi 18 janvier France Inter de sources syndicales. Ces postes sont inclus dans le millier de suppressions de postes qui avaient été annoncés l'été dernier, d'après les syndicats. La direction refuse de confirmer ce chiffre.

"Les propos même du directeur général étaient formels : 400 suppressions de poste dans la R&D pharmaceutique en France, ce n'est pas acceptable", dénonce Thierry Bodin, délégué CGT-Sanofi. Ces suppressions de postes l'inquiètent d'autant plus que l'entreprise est en retard dans la course mondiale au vaccin contre le Covid-19"Les pertes d'expertises qu'on a eues ces dernières années on les paie cash", estime Thierry Bodin.

Un appel à la grève lancé pour mardi

La CGT a lancé un appel à débrayer mardi 19 janvier pour protester contre ce plan de suppressions mais aussi pour réclamer une hausse des salaires. "Au mois de mars-avril la direction de Sanofi vantait l'investissement des salariés particulièrement autour du vaccin et puis au mois de décembre quand il y a eu la négociation sur les salaires, ça a été zéro. Au bout d'un moment c'est pas possible". La direction répond qu'une prime exceptionnelle de 1 500 euros a été distribuée à 15 000 collaborateurs mobilisés durant la crise et qu'elle n'a pas eu recours au chômage partiel. Les syndicats auraient aimé une pause dans le versement des dividendes.

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