Nokia annonce des projets réduisant l'impact de son plan social en France : 247 emplois dans la 5G et 112 dans la cyber-sécurité à Lannion

Des annonces qui n'effacent toutefois pas la suppression d'autres postes chez Nokia : près de 1 000 emplois dont une grande partie à Nozay en région parisienne.

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Radio France
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Une manifestation de salariés de Nokia contre le plan social, le 8 juillet 2020. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO)

"Les salariés se sont mis en colère et ont manifesté, provoquant ainsi le travail de Bercy qui se concrétise par 247 reclassements dans la 5G et 112 dans la cyber-sécurité", a réagi vendredi 23 octobre Pascal Guiheneuf, délégué CFDT, premier syndicat chez Nokia France, sur franceinfo. Plus tôt dans la journée, le ministre de l'Economie, Bruno le Maire, avait annoncé que Nokia avait décidé d'investir dans deux projets "stratégiques" sur la 5G en France préservant de nombreux emplois à Lannion (Côtes d'Armor) : 247 dans la 5G et 112 dans la cyber-sécurité, malgré un plan social annoncé en juin dernier et qui prévoit la suppression de 1 200 postes sur toute la France.

"Le site de Lannion retrouve un avenir avec ces propositions qui demandent à être détaillées et complétées. Mais on prend l'annonce comme un point positif", s'est réjoui Pascal Guiheneuf. "Ce qui a changé, c'est qu'il y a eu une négociation. On repart donc sur une nouvelle donne, la cyber-sécurité fait partie de quelque chose d'important que le gouvernement place dans l'écosystème breton. C'est une bonne chose, ça reconnaît une compétence territoriale particulière."

250 postes préservés

Le site breton de Nokia devait initialement se séparer de 402 salariés ces prochains mois. Il y a aura finalement 250 postes préservés selon la direction du géant finlandais des télécoms et ce grâce à un renforcement d'un projet industriel autour de la 5G. En plus de ces 250 postes, le groupe annonce la possible création de 112 emplois d'ici 2021, principalement sur le site de Lannion en créant un centre sur la cyber-sécurité.

Nokia devrait d'ailleurs bénéficier d'une aide publique de l'État et de la région provenant du plan de relance. Le montant de cette aide est en encore en discussion. De source proche du dossier, on indique que les aides financières publiques que va toucher Nokia seront conditionnées. C'est un point qui a fait partie des discussions. Si dans trois ans, Nokia mettait en place un plan social non accepté par les syndicats, le géant des télécoms devrait rembourser l'argent public dont il bénéficiera ces deux prochaines années.

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