Pas de fermeture des restaurants à Paris malgré le Covid-19 : "On était les boucs émissaires, c'est une victoire", se réjouit Stéphane Manigold

Le co-fondateur du collectif "Restons ouverts" se félicite du changement de ton des autorités vis-à-vis des restaurateurs.

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Radio France
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Stéphane Manigold, propriétaires de restaurants à Paris et porte-parole du collectif de commerçants "Restons ouverts", le 22 mai 2020. (THOMAS COEX / AFP)

Stéphane Manigold, co-fondateur et porte-parole du collectif "Restons ouverts", à la tête de quatre restaurants gastronomiques à Paris, a salué lundi 5 octobre sur franceinfo la "victoire" des restaurateurs après les nouvelles annonces plus restrictives du préfet de Paris pour lutter contre le Covid-19 dans la capitale et sa petite couronne. Les bars devront fermer à partir de mardi, mais les restaurants pourront rester ouverts en appliquant des mesures sanitaires strictes.

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"Au départ, il ne faut pas l'oublier, on était les boucs émissaires, on était montrés du doigt. Et aujourd'hui, on le voit bien, c'est une victoire, se réjouit Stéphane Manigold.

C'est le bon sens qui reprend. 

Stéphane Manigold du collectif "Restons ouverts"

à franceinfo

"La réalité, c’est que les restaurants sont des lieux sûrs quand les protocoles sanitaires sont respectés. Il vaut mieux aller au restaurant que de faire des événements chez soi", assure le restaurateur.

"Je crois que le gouvernement nous a écoutés"

Le chef d’entreprise est devenu célèbre depuis qu’il s’est opposé à Axa et obtenu gain de cause en justice pour que ses pertes d'exploitation liées au Covid-19 soient indemnisées par l'assureur. "Le corps scientifique, de façon assez générale, est sorti de cette caricature de la restauration. Au fond, il fallait un bouc émissaire", a-t-il répété.

Stéphane Manigold souligne un changement de ton chez les autorités : "On peut noter une belle évolution puisque les établissements dont l'activité principale est la vente de repas" pourront "rester ouverts aux horaires habituels. Je crois que le gouvernement nous a écoutés sur la nécessité de rester ouverts, mais de rester ouverts avec un modèle économique acceptable. Mettre des couvre-feux à 22 heures était parfaitement insupportable, notamment dans des villes comme Paris", a-t-il affirmé.

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