"Nous refusons de fermer, nous ne pouvons pas assumer cette fermeture", réagit Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l'Umih des Bouches-du-Rhône

Dans la métropole d'Aix-Marseille, classée en zone d'alerte maximale, les bars et restaurants doivent totalement fermer pour essayer de stopper la propagation du coronavirus.

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Radio France
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Manifestation à Marseille, le 25 septembre pour protester contre la fermeture annoncée pour le lendemain des bars et restaurants. (NICOLAS TUCAT / AFP)

"Nous refusons de fermer, nous ne pouvons pas assumer cette fermeture", dit Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l'Umih13, l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie des Bouches-du-Rhône, alors qu'Olivier Véran est à Marseille vendredi 25 septembre pour tenter de rassurer, et d'expliquer les nouvelles restrictions imposées à la métropole d'Aix-Marseille pour essayer de contrôler l'épidémie de Covid-19.

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La métropole et la Guadeloupe ont été classées en zone d'alerte maximale. Les bars et restaurants doivent notamment fermer. Une décision contesté par les restaurateurs et les cafetiers marseillais qui se sont réunis vendredi devant le tribunal de commerce à l'appel de l'Umih. La préfecture des Bouches-du-Rhône doit publier samedi un arrêté concernant la fermeture des bars et restaurants de Marseille effective à compter de dimanche soir, pour 7 jours.

La restauration n'est pas "une variable d'ajustement"

"Pour nous ça n'est pas une concertation mais une déclaration", s'énerve le restaurateur, qui estime que "fermer serait une véritable catastrophe" et dénonce un discours changeant du gouvernement qui "affirmait ces derniers temps que la transmission se faisait majoritairement en milieu familial ou amical". "Nous sommes prêts à durcir le protocole sanitaire dans nos établissements", ajoute Frédéric Jeanjean, précisant que "plus de 7 000 entreprises seront concernées" par ces nouvelles mesures. "On laisse les parcs, plages, théâtres ou encore les cinémas ouverts", liste le restaurateur, considérant que le milieu de la restauration "ne peut pas être une variable d'ajustement de la communication de ce gouvernement".

"Nous sommes disposés à rencontrer monsieur Véran et prêts à étudier toutes les possibilités", insiste le secrétaire général de l'Umih13. "Nous pouvons ajouter des vitres et mettre en place des cahiers de rappel", détaille-t-il, faisant référence à cette proposition récente de l'hôtellerie-restauration de mettre en place des cahiers pour "conserver et mettre à disposition des autorités sanitaires les coordonnées des clients" pour pouvoir retracer les cas contacts en cas de contamination.

Il y a tout un tas de possibilités à envisager, mais encore faudrait-il pouvoir discuter !

Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l'Umih13

à franceinfo

Frédéric Jeanjean ajoute que l'arrêté qui doit mettre en place de nouvelles règles sanitaires n'a toujours pas été publié : "On ne sait même pas quand on va fermer ! Comment on va faire nos plannings ? Gérer nos stocks ? Nous sommes des gestionnaires, pas des technocrates !"

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