Aides au tourisme : "On est très heureux, ça va nous faire passer le cap de l'hiver", se réjouit le président de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air

La saison n'est pour l'instant pas aussi catastrophique qu'attendu pour les campings, qui ont perdu "20 à 25% de leur activité", indique Nicolas Dayot.

Un camping de Marseillan (Hérault).
Un camping de Marseillan (Hérault). (ELENA / FRANCE-BLEU HÉRAULT)

Un nouveau prêt garanti par l'État (PGE) entre en vigueur mercredi 5 août pour soutenir le secteur du tourisme, mis à mal par la crise du coronavirus. Il s'agit du "PGE saison", qui permet aux entreprises d'emprunter plus qu'avec un prêt garanti par l'État classique. "On est très heureux, ça va nous faire passer le cap de l'hiver", réagit sur franceinfo Nicolas Dayot, président de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air et exploitant de trois campings en Bretagne. "On l'attendait surtout avec impatience dans le monde du camping. Entre le mois de juillet et le mois de septembre, on réalise 80% de notre chiffre d'affaires."

20 à 25 % de pertes d'activité 

"La date du 5 août est plutôt bonne pour la mise en place de ce prêt, estime Nicolas Dayot. Les campings ont une vision très claire de leur mois de juillet et des réservations du mois d'août. Ils vont maintenant savoir s'ils ont besoin d'y avoir recours", indique le patron de campings qui ne sait pas "si ça va permettre de sauver tout le monde".

Le PGE saison "va au moins gonfler la trésorerie pour l'hiver, de manière à garder nos salariés, bien redémarrer au printemps, et continuer à investir", veut croire Nicolas Dayot. Il indique également que la saison n'est pour l'instant pas aussi catastrophique qu'attendu pour les campings, qui ont perdu "20 à 25% de leur activité".

Le mois de septembre "déjà bien parti"

Cependant, cette aide supplémentaire ne sera utile "qu'en complément de ce qui existe déjà, et de ce qui pourra encore être utilisé par la suite", explique le président de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air. "On va pouvoir différer le remboursement de ce prêt d'un an, voire même l'étaler sur cinq ans.

Pour beaucoup, ça va permettre de ne plus se mettre autant de pression.Nicolas Dayot, exploitant de trois campingsà franceinfo

Nicolas Dayot ne se montre pas particulièrement inquiet quant à une possible reprise de l'épidémie à la rentrée. "Le mois de septembre est déjà bien parti en termes de réservations dans les campings, beaucoup n'ont pas pu partir avant. Et puis au mois d'octobre, la plupart d'entre nous auront déjà fermé leurs portes."