Clément Méric : trois skinheads jugés aux assises

Le procès des agresseurs de Clément Méric, ce jeune homme de 18 ans mort dans une rixe, s'ouvre le 4 septembre.

FRANCE 3

Tout de noir vêtu, casquette vissée sur la tête, Alexandre Eyraud, l'un des trois accusés de ce procès, est le seul à être arrivé par la porte principale. Il est accusé de violences volontaires ayant entrainé la mort de Clément Méric. Les trois hommes accusés affirment aujourd'hui encore qu'il s'agissait d'une bagarre qui a mal terminé. L'avocat de Samuel Dufour, autre accusé, réfute la thèse selon laquelle son client portait un poing américain au moment de la bagarre.

"Ce procès sera aussi un procès des violences de l'extrême droite"

Le 5 juin 2013, en plein Paris, un groupe d'extrême gauche auquel appartient Clément Méric, croise des skinheads militants de l'extrême droite. Le jeune étudiant de 18 ans recevra plusieurs coups et décédera quelques heures plus tard. Les parents de Clément Méric, cinq ans après, sont convaincus du caractère politique de l'affaire et des motivations des accusés. "Les agresseurs de Clément appartenaient à une mouvance politique d'inspiration néonazie (...) donc ce procès sera aussi un procès des violences de l'extrême droite" souligne son père. L'un des trois accusés, Samuel Dufour, ne s'est pas présenté le matin du mardi 4 septembre à la Cour d'Assises. Le procès a aussitôt été suspendu. Il avait été contrôlé à moto, en infraction, le matin même.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une manifestation en hommage à Clément Méric, le 2 juin 2018.
Une manifestation en hommage à Clément Méric, le 2 juin 2018. (LUCAS BARIOULET / AFP)