Policiers et "indics" : des liaisons dangereuses

À la veille de l'ouverture du procès de Michel Neyret, France 2 revient sur la relation entre les policiers et les indics.

France 2

Michel Neyret a longtemps été considéré comme l'un des meilleurs policiers de sa génération. Il est aujourd'hui accusé d'avoir fourni des renseignements et de la drogue à ses indicateurs et d'avoir profité de leur largesse. Son procès s'ouvre demain, lundi 2 mai. Comme lui, d'autres policiers ont déjà été mis en cause pour leur lien avec les indics. Pourquoi les policiers travaillent-ils avec des indics ? Comment certains franchissent-ils les limites de la légalité ? 

Près de 2 000 indics 

Pour élucider les enquêtes, difficile de travailler sans informateurs notamment dans les milieux les plus impénétrables : trafics de drogue ou grand banditisme. Selon Christophe Cornevin, journaliste spécialisé, neuf affaires de stupéfiants sur 10 sont résolues grâce à un indic. Des informateurs incontournables que les enquêteurs sont amenés à côtoyer de très près. Problème : certains finissent parfois par accepter des cadeaux... C'est le cas de Michel Neyret. Pour éviter les dérives, les indicateurs doivent tous être déclarés. Près de 2 000 indicateurs seraient aujourd'hui enregistrés dans ce fichier pour être les yeux et les oreilles de la police en toute légalité.

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L\'ancien numéro 2 de la PJ de Lyon, Michel Neyret, dans un restaurant de la ville, le 19 septembre 2014.
L'ancien numéro 2 de la PJ de Lyon, Michel Neyret, dans un restaurant de la ville, le 19 septembre 2014. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)