13h15, France 2

VIDEO. "La coquille Saint-Jacques anglaise est trempée dans l'eau. Nous, elle est vivante", affirme un pêcheur français

Franck Tousch, patron pêcheur du coquillier la "Petite Brise", s’est déjà heurté coque contre coque à la concurrence anglaise sur ses zones de pêche. Si aujourd’hui, un accord européen a été trouvé, il n’en reste pas moins que la coquille française reste pour lui la "meilleure du monde"… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 24 novembre 2019.

La période de pêche de la coquille Saint-Jacques ouvre légalement chaque année le 1er octobre et ferme le 15 mai. Il faut en effet laisser à cette ressource le loisir de se reproduire. C’est ce temps imposé qui ferait en partie leur qualité. "C’est la meilleure du monde. On peut même la manger crue. C’est un plaisir de pêcher de la qualité comme ça. Il n’y a pas meilleure", dit le patron pêcheur Franck Tousch au magazine "13h15 le dimanche" (replay).

"Tout le monde vous le dira : ceux qui mangent de la coquille ne mangent pas du congelé, poursuit le capitaine du coquillier la 'Petite Brise'. La coquille anglaise est trempée dans l’eau, c’est pas terrible, quoi. Nous, elle est fraîche, vivante, c’est beau…" Le pêcheur goûte assez peu en effet la coquille anglaise, comme les marins venus de l’autre côté de la Manche. Français et Anglais se sont en affrontés en 2018 dans les eaux communautaires accessibles à tous les navires de la Communauté européenne.

"Ce serait bien qu’ils préservent un peu la ressource, comme nous"

Grâce à une dérogation, des bateaux anglais pêchaient alors en pleine reproduction de la coquille Saint-Jacques. Une concurrence déloyale pour les Français qui ont vu rouge. Le bateau de Franck Tousch a même été endommagé lors d’un abordage… Un accord a depuis été trouvé. Les Britanniques doivent désormais respecter les mêmes périodes de pêche. Ce matin-là, l’équipage normand peut avoir le sourire : la prise a été bonne et il n’a pas croisé les navires anglais…

"Ils sont au large… Bon, on a signé des accords, mais on ne sait pas ce qu’ils vont foutre pour le Brexit. C’est du n’importe quoi : ils veulent sortir, ne veulent plus… Ils ne savent même plus ce qu’ils veulent faire. On ne sait pas ce qu’il va y avoir, s’inquiète le pêcheur qui constate que les Anglais sont sur sa zone de pêche. De toute façon, cela fait trente ans qu’ils viennent chez nous. On ne peut pas les en empêcher et il faut qu’ils travaillent aussi… mais ce serait bien qu’ils préservent un peu la ressource, comme nous."

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