Pétition contre les serres chauffées en bio : cette technique permet "de répondre à une demande forte", réplique la FNSEA

Selon Thierry Coué, vice-président de la FNSEA, il serait absurde d'interdire les serres chauffées en bio en France alors que d'autres pays l'autorisent.

La technique des serres chauffées \"ne concerne que 0,2% des surfaces en légumes bio en 2017\", selon Thierry Coué, vice-président de la FNSEA (photo d\'illustration).
La technique des serres chauffées "ne concerne que 0,2% des surfaces en légumes bio en 2017", selon Thierry Coué, vice-président de la FNSEA (photo d'illustration). (CLAUDE PRIGENT / MAXPPP)

La Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France (FNAB) a lancé, mardi 29 mai, une pétition demandant l'interdiction en France du recours aux serres chauffées pour produire des fruits et légumes bio. Or, pour Thierry Coué, vice-président de la FNSEA, cette technique permet de "répondre à une demande forte de la part des distributeurs et de la restauration collective".

La technique des serres chauffées "ne concerne que 0,2% des surfaces en légumes bio en 2017", rappelle Thierry Coué. Elle "n'est pas hors-saison" et permet "une production bio efficace", affirme-t-il. Selon lui, cela permet "de répondre aussi à une demande forte de la part des distributeurs et de la restauration collective aujourd'hui pour des produits bio d'origine française. Autrement cela veut dire que la production française va diminuer et ce sera au profit de nos pays voisins voire de pays beaucoup plus lointains".

Avantages écologiques

Par ailleurs, "aujourd'hui les tomates bio venant d’Italie ou d'Espagne sont cultivées sous serre. Donc soit on le nie soit on revoit le cahier des charges européen. Mais il faut que tout le monde soit sur les mêmes règles", argumente Thierry Coué. "On ne peut pas dire aujourd'hui en France, on ne va pas utiliser tel ou tel système, on ne peut pas aller seul dans ce schéma-là", poursuit-il.

Enfin, la technique des serres chauffées a également des avantages écologiques selon Thierry Coué, car "le fait de chauffer les cultures légèrement le matin, cela empêche l'humidité d'arriver sur les cultures et donc cela permet de limiter l'utilisation du cuivre qui est un pesticide utilisé en bio", conclut-il.