Labels alimentaires : des promesses de qualité pas toujours tenues

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Labels alimentaires : des promesses de qualité pas toujours tenues
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Article rédigé par
C. Tixier, N. Lambert, N. Bidard, A. Lo Cacio, J. Jonas, A. Etienne, France 3 Alsace - franceinfo
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Plusieurs associations ONG remettent en cause dans une étude, publiée mardi 28 septembre, les labels alimentaires, qui ne seraient finalement pas si différents des productions industrielles.

Les labels alimentaires se sont multipliés dans les rayons des supermarchés, censés garantir la qualité ou la provenance de certains produits. Ces certifications sont désormais plébiscitées par la majorité des consommateurs. Pourtant, toutes ne tiennent pas leurs promesses, dénonce une étude menée par plusieurs associations. Par exemple, le cahier des charges des fromages d’appellation d’origine contrôlée (AOP), comme le saint-nectaire, le cantal et le munster, autorise notamment le lait pasteurisé. 

Des risques pour le consommateur 

Pour certains producteurs, il s’agit d’un manque de qualité, pour d’autres, c’est du bon sens. "En fromage fermier, effectivement, la règle, c’est d’utiliser du lait cru, parce qu’on arrive à maîtriser ces petites quantités qui ne sortent pas de nos fermes, mais à partir du moment où il y a du ramassage entre différents producteurs, ça devient beaucoup plus compliqué. C’est faire prendre un risque au consommateur", estime Claude Schoeffel, producteur de munster à Fellering (Haut-Rhin). Côté viande, si le poulet respecte bien certains critères, le porc Label Rouge, lui, est pointé du doigt par l’UFC-Que Choisir. L’association met en avant le fait qu’il n’y a pas de race spécifique exigée ni de parcours extérieur, et que l’abattage est le même que pour le porc standard. 

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