Brésil : les indigènes cèdent leurs terres à l'industrie "des blancs"

Au Brésil, la communauté indigène des Nambikwara a cédé ses terres. Si ces populations peuvent désormais vivre de leur travail sur les champs, des milliers d'hectares de forêts ont été rasés illégalement. 

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Certaines communautés indigènes du Brésil cèdent à la déforestation, car l'appel de l'agrobusiness est trop fort dans ces zones rurales. Dans l'État du Mato Grosso, les Nambikwara ont laissé arriver l'agriculture extensive. "Grâce à ces grandes terres, on peut cultiver et en vivre comme le fait l'homme blanc. On travaille pour manger, pour payer des cahiers aux enfants pour qu'ils puissent travailler et connaître la réalité des blancs", confie Ari, 43 ans, membre de la communauté nambikwara.

Des investissements extérieurs

Plus de 1 000 hectares de champs ont été cultivés illégalement, car les arbres rasés constituaient une réserve protégée. Si les Nambikwara assurent qu'ils sont les seuls à exploiter ces terres, en réalité, les équipements proviennent d'investissements extérieurs. En caméra cachée, le journaliste Julien Pain réussit à faire avouer à un ouvrier agricole que "les blancs" sont à l'origine du projet.

Retrouvez les vidéos de Julien Pain sur sa chaîne YouTube.

Une route passant au milieu de la forêt tropicale transamazonienne, dans la région de Medicilandia (nord du Brésil). 
Une route passant au milieu de la forêt tropicale transamazonienne, dans la région de Medicilandia (nord du Brésil).  (MAURO PIMENTEL / AFP)