Assurance-chômage : la CGT réclame "le retrait de la réforme" qui "amène l'extrême droite aux portes du pouvoir"

Denis Gravouil, en charge notamment de l'assurance chômage au sein du syndicat, estime lundi sur franceinfo que ce texte, qu'il qualifie de "violent", crée "une pauvreté considérable".
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT, le 21 novembre 2022 à Paris. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

"Nous exigeons le retrait de la réforme" de l'assurance chômage, soutient lundi 1er juillet sur franceinfo Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT, alors que le Premier ministre Gabriel Attal a décidé de suspendre la mise en œuvre de cette réforme. Denis Gravouil y voit "du chantage, du marchandage" à quelques jours du second tour des élections législatives, et alors que l'extrême droite est arrivée en tête du premier tour.

Au lendemain du premier tour des législatives, un décret de jointure a été publié dans la matinée pour prolonger les conditions en vigueur "jusqu'au 31 juillet". Denis Gravouil regrette que ce délai ne soit pas plus long et que "cette réforme ne [soit] que suspendue". Il accuse ainsi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire de s'accrocher "à ces réformes qui nous plongent dans la désespérance sociale, comme la destruction des services publics, ce qui amène l'extrême droite aux portes du pouvoir". Le syndicaliste, en charge notamment de l'assurance chômage à la CGT, estime que ce texte, qu'il qualifie de "violent", crée "une pauvreté considérable", tout comme "la réforme des retraites". Il appelle donc le gouvernement a "retirer complètement cette réforme". 

"Ça ne peut pas être une espèce de petit jeu électoral lamentable."

Denis Gravouil, du bureau confédéral de la CGT

sur franceinfo

Denis Gravouil insiste par ailleurs sur l'importance du vote du second tour des élections, face à la vague de bleu marine. Selon les derniers résultats, le Rassemblement national et ses alliés arrivent en tête du premier tour (33,13%), suivi du Nouveau Front populaire (27,99%). Le syndicaliste promet que la CGT fera "tout pour empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir". Il affirme que "des manifestations" vont être organisées durant cet entre-deux tours, mais précise que des discussions sont encore en cours pour déterminer "où et quand". "Tout le monde s'organise pour empêcher la catastrophe et enfin retrouver de l'espoir", ajoute-t-il.

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