Référendum grec : le "non" l'emporte, Varoufakis s'éclipse

La Grèce a dit non aux plans des créanciers hier. Ce lundi, le ministre des Finances a démissionné. Le point avec France 2.

FRANCE 2

A une très large majorité, la Grèce surendettée a dit "non" aux propositions des créanciers européens. Hier, dimanche 5 juillet, ils étaient 61,3% à se prononcer contre. Pour Alexis Tsipras, qui défendait cette position, ce vote est un message : "Nous voulons une Europe solidaire et démocratique".

Ce lundi matin, coup de théâtre : Yanis Varoufakis a démissionné de sa fonction de ministre des Finances. "Ministre, c'est fini !", a-t-il écrit sur son blog. Sa décision découle d'une exigence des créanciers et du Premier ministre grec lui-même.

Varoufakis était un obstacle aux négociations

Provocateur, Yanis Varoufakis agaçait l'Europe. Son maintien constituait un obstacle aux négociations avec Bruxelles. Sa récente déclaration ("L'Eurogroupe a utilisé des méthodes de terroristes pour nous faire chanter et nous forcer à accepter des conditions non viables") avait choqué.

Hier soir, des milliers d'opposants à l'austérité ont fêté la victoire du "non". "Même si ce résultat plonge le pays dans l'inconnu, ils ont désormais le sentiment d'avoir repris leur destin en main", conclut la journaliste de France 2.

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Le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, réagit à la victoire du \"non\" au référendum grec, le 5 juillet 2015 à Athènes (Grèce). 
Le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, réagit à la victoire du "non" au référendum grec, le 5 juillet 2015 à Athènes (Grèce).  (ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)