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Bretagne : faible mobilisation pour l'emploi et contre les "Bonnets rouges"

Ils ont défilé à Rennes, Lorient et Saint-Brieuc, samedi matin. Ils exigent des mesures sociales dans le "Pacte d'avenir" lancé par l'Etat et espèrent reprendre la main face au mouvement des "Bonnets rouges".

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Entre 500 et 1 000 salariés, selon France 3 Bretagne, ont manifesté pour l'emploi à Lorient (Morbihan), le 23 novembre 2013. (DAMIEN MEYER / AFP)

Ils battent le pavé pour défendre leurs intérêts. Les salariés de Bretagne ont manifesté samedi 23 novembre dans la matinée, à l'appel d'une intersyndicale. CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU exigent des mesures sociales dans le "Pacte d'avenir" lancé par l'Etat. La région est frappée par une vague de plans de restructurations dans l'agroalimentaire, les télécoms et l'automobile, trois piliers de l'économie bretonne.

Face aux revendications des syndicats, le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a assuré samedi matin sur Europe 1 qu'une "dimension sociale" serait donnée au Pacte d'avenir, notamment dans l'industrie agroalimentaire.

Les "Bonnets rouges" dans le viseur des syndicats

L'objectif des syndicats est de reprendre la main sur les "Bonnets rouges", à l'origine d'une manifestation pour l'emploi et contre l'écotaxe ayant rassemblé début novembre à Quimper entre 15 000 et 30 000 personnes, une foule hétéroclite de salariés, de chefs d'entreprises, d'élus, de militants politiques et régionalistes. "C'est une manifestation syndicale, il faut arrêter de mélanger les genres, les salariés bretons sont en difficulté, il y a des licenciements, des peurs sur l'avenir, il faut y répondre concrètement, c'est pas parce qu'on mettra un bonnet sur la tête qu'on y arrivera", a déclaré Laurent Berger, leader de la CFDT, présent dans le cortège de Lorient. Il a également dénoncé une "forme de poujadisme"

Pour Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, les "Bonnets rouges" constituent "un mouvement qui a été organisé par les patrons en Bretagne, les mêmes qui licencient réclament qu'on prenne en compte les difficultés que rencontrent leurs salariés"

Christian Troadec, l'une des principales figures des "Bonnets rouges", s'est lui-même mêlé aux manifestants de Lorient, "pour faire front face à la casse de l'économie bretonne". Mais il a été sifflé par la foule des manifestants. Les "Bonnets rouges" ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 30 novembre, à Carhaix, la ville dont il est le maire.

Au total, entre 3 000 et 4 000 manifestants

Les manifestations, sans aucun bonnet rouge mais avec quelque rares drapeaux bretons, ont mis en avant des mots d'ordre pour l'emploi : "zéro chômage", "la mort de l'emploi". Elles ont débuté à Rennes (Ille-et-Vilaine), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) et Lorient (Morbihan). Une autre manifestation doit avoir lieu à Morlaix à partir de 15 heures.

France 3 Bretagne a filmé et compté les manifestants dans chaque ville.

A Rennes. Près de 2 000 salariés ont défilé en centre-ville. Ceux de Carl Zeiss ont ouvert le cortège, suivis par les PSA - La Janais et quelques salariés de ReneSAS.

A Lorient. Entre 500 et 1 000 personnes ont manifesté. Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, s'est joint au cortège, tout comme le leader de la CFDT, Laurent Berger. Ils ont défilé côte à côte derrière une banderole : "Pour l'avenir de la Bretagne, mobilisons-nous pour un pacte social en faveur de la Bretagne".

A Saint-Brieuc. C'était la plus petite manifestation : ils étaient environ 500 personnes à manifester ce matin.

A Morlaix, plus de 2 000 personnes ont déflié dans l'après-midi. 

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