Mayotte : sortie de crise en vue

Après quatre semaines de grève et de mobilisation sur l'île de Mayotte, le collectif de citoyens qui réclament un plan de lutte contre l'insécurité a accepté les propositions de la ministre des Outre-mer.

À Mayotte, les négociations entre le gouvernement et le collectif de citoyens ont duré une bonne partie de la nuit du 13 au 14 mars. Après 5 heures de discussions, la ministre des Outre-mer a accepté 15 mesures d'urgence supplémentaires réclamées par les collectifs à l'origine de la fronde. "Sur ce territoire, l'État se renforcera, l'État sera davantage présent, l'État jouera tout son rôle. [...] J'ai pris l'engagement que l'ensemble des forces arrivées sur ce territoire seront aux côtés des citoyens pour garantir la sécurité de tous", a assuré Annick Girardin.

Une situation sécuritaire tendue

Les annonces de la ministre des Outre-mer ont convaincu les porte-parole du mouvement mahorais. "La grève n'est pas terminée. On suspend le mouvement pendant un mois, le temps de vérifier que les paroles que nous a données l'État ici sont des paroles fiables", a déclaré Fatihou Ibrahim, du collectif des citoyens de Mayotte. Sur le plan sécuritaire, la situation reste tendue sur l'île.

Le JT
Les autres sujets du JT
Manifestation place de la République à Mamoutzou (Mayotte), le 13 mars 2018.
Manifestation place de la République à Mamoutzou (Mayotte), le 13 mars 2018. (ORNELLA LAMBERTI / AFP)