Affaire Carlos Ghosn : deux magistrats et un enquêteur français à Tokyo pour y mener des interrogatoires

L'ancien PDG de l'Alliance Renaut-Nissan, sous le coup de deux mandats d'arrêt internationaux, est soupçonné entre autres de blanchiment en bande organisée et de corruption, ce qu'il conteste.

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Radio France
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L'ancien PDG de l'Alliance Renaut-Nissan, Carlos Ghosn, le 11 février 2022 dans un hôtel de Beyrouth (Liban). (LP/OLIVIER LEJEUNE / MAXPPP)

Deux magistrats et un enquêteur français sont arrivés samedi 2 juillet à Tokyo (Japon) pour y mener des interrogatoires dans l'enquête instruite par le Parquet de Nanterre visant Carlos Ghosn, a appris franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information de l'AFP.

>> ENQUÊTE. Au Liban, Carlos Ghosn trompe l'ennui et profite de ses réseaux

L'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan est soupçonné d'avoir mis au point, entre 2012 et 2017, un schéma de blanchiment en bande organisée et de corruption avec quatre responsables du distributeur automobile omanais Suhail Bahwan Automobiles (SBA). Carlos Ghosn est accusé d'avoir ordonné le versement de primes de Renault au distributeur SBA. Il conteste ces accusations.

Les deux magistrats de Nanterre et l'enquêteur de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) sont dans la capitale nippone jusqu'à vendredi.

L'information judiciaire, ouverte par le Parquet de Nanterre en février 2020, a donné lieu le 21 avril dernier à l'émission d'un mandat d'arrêt international contre l'ancien magnat de l'automobile pour corruption passive, abus de biens sociaux, abus de confiance et blanchiment en bande organisée. Ayant fui le Japon fin 2019 pour le Liban, Carlos Ghosn, âgé de 68 ans, est également visé par un mandat d'arrêt de la justice japonaise.

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