VRAI OU FAKE Vrai ou Fake : le Parti communiste chinois et sa réécriture de l'histoire

À l'époque de Mao Zedong comme actuellement, le Parti communiste chinois a toujours imposé sa lecture de l'histoire à son peuple.

La Chine évite soigneusement de présenter Wuhan comme étant le berceau de la pandémie de Covid-19, préférant accuser les États-Unis ou l'Espagne d'avoir été le terreau originel du virus. À vrai dire, sa gestion de la crise sanitaire est révélatrice. Non pas d'une culture, mais d'un système : celui du Parti communiste chinois (PCC). En 1989 par exemple, des milliers d'étudiants rassemblés sur la place Tian'anmen ont été tués par l'armée. Les manifestants réclamaient simplement plus de démocratie. L'image d'un homme, seul face aux chars d'assaut, a fait le tour du monde. Mais en Chine, impossible de retrouver la trace de cet événement.

Contrôler le récit national

En matière d'histoire, c'est le PCC qui décide de ce qui a existé, ou non. Au pouvoir depuis 1949, il n'a qu'une obsession : contrôler le récit national. Et cela à tout prix. Le Grand Bond en avant (1958-1960) est ainsi synonyme d'abondance à en croire la propagande chinoise, alors qu'en réalité c'est un désastre économique terriblement meurtrier (entre 15 et 50 millions de morts à cause de la famine). Aujourd'hui, Mao Zedong n'est plus là, mais la méthode n'a pas changé. Surnommé "l'Empereur rouge", Xi Jinping parie lui aussi sur l'idéologie, la désinformation et le culte du secret.

Retrouvez l'intégralité de l'émission "Vrai ou Fake" consacrée à la Chine ici.

Le président chinois Xi Jinping vote le projet de loi sur la sécurité nationale à Hong Kong lors de la session de fermeture du Congrès à Pékin, le 28 mai 2020.
Le président chinois Xi Jinping vote le projet de loi sur la sécurité nationale à Hong Kong lors de la session de fermeture du Congrès à Pékin, le 28 mai 2020. (NICOLAS ASFOURI / AFP)