Affaire Julien Bayou : Sandrine Rousseau "ne regrette rien" de ses déclarations sur les accusations qui visent le député

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Affaire Julien Bayou : Sandrine Rousseau "ne regrette rien" à ses déclarations sur les accusations de violence psychologique
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France Télévisions

Invitée de France 3, la députée a critiqué un article de "Libération" qui évoquait une "mise sous surveillance" du patron du parti par une militante et des ex-compagnes.

"Je ne regrette absolument rien et vous ne me ferez rien regretter." Sandrine Rousseau a défendu son rôle dans l'affaire qui a conduit à la démission de Julien Bayou, sur le plateau de "Dimanche en politique" sur France 3, dimanche 2 octobre. En septembre, sa réponse à une question sur le signalement reçu par son parti avait contribué à rendre publiques les accusations portées par une ex-compagne du secrétaire générale d'EELV. Elle avait évoqué des comportements "de nature à briser la santé morale des femmes".

"J'ai répondu en tant que citoyenne, dans un moment où il fallait de la transparence", se défend la députée, interrogée sur le fait d'évoquer ces accusations malgré l'absence de plainte visant Julien Bayou. "Pour protéger ce combat, il faut qu'il y ait des personnes qu'on ne peut pas accuser d'être partisanes ou déloyales à la cause des femmes, même quand ça les dessert."

"Aucun problème" avec un retour de Bayou à l'Assemblée

A la veille de la rentrée parlementaire, Sandrine Rousseau assure pour autant n'avoir "aucun problème à ce qu'il soit assis sur les bancs de l'Assemblée" tant que la cellule contre les violences sexuelles et sexistes du parti n'a pas rendu ses conclusions. Julien Bayou a démissionné du poste de secrétaire général du parti et de président du groupe écologiste à l'Assemblée, mais pas de son siège de député. "Je ne l'ai jamais appelé à démissionner", assure-t-elle.

L'ex-candidate à la primaire a par ailleurs défendu la militante et les ex-compagnes de Julie Bayou dont Libération révélait vendredi (lien réservé aux abonnés) qu'elles avaient interrogé d'autres anciennes relations du patron d'EELV, et créé un canal de discussions pour évoquer son comportement. "Ça n'a rien à voir avec une 'mise sous surveillance'", estime Sandrine Rousseau en reprenant le terme employé par Libération, dont elle juge l'article "problématique". "Les femmes se parlent depuis la nuit des temps des hommes qui peuvent les mettre en danger, et c'est très bien parce que ça en a protégé plus d'une." Elle assure par ailleurs qu'elle n'était "absolument pas au courant".

Cet article de Libération avait provoqué de vives réactions, y compris chez les écologistes. "Ces agissements hors de tout cadre desservent la cause qu'ils sont censés faire avancer et sont dangereux pour celles-là mêmes qu'on prétend protéger", s'inquiétait l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly. L'eurodéputée Karima Delli y voyait, elle, une "inquisition".

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