"On va repenser le dispositif" du contrôle technique des deux-roues, annonce le ministre des Transports

Le contrôle technique devait s'étendre à tous les véhicules motorisés à deux, trois et quatre roues, scooters de 50 cm3 et voitures sans permis compris.

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France Télévisions
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Des scooters stationnés dans les rues de Paris, le 16 septembre 2020. (MAXPPP)

Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a prôné vendredi 3 septembre une formule "plus simple" pour remplacer le contrôle technique des deux-roues, dont le gouvernement avait décidé la suspension le 12 août, un jour après l'avoir annoncé.

"Il n'y aura pas de contrôle technique tel qu'il était envisagé", a déclaré le ministre sur RMC. "On va complètement le refondre, on va repenser le dispositif. (...) On va faire différemment", a-t-il ajouté. "L'objectif, c'est de faire mieux pour plus simple", a-t-il précisé, notant que la mesure était dictée par "une vieille directive" européenne.

Le contrôle technique bisannuel avait été instauré par décret le 11 août pour une entrée en vigueur progressive à partir de 2023. Il devait s'étendre à tous les véhicules motorisés à deux, trois et quatre roues, scooters de 50 cm3 et voitures sans permis compris.

Une mesure pourtant appliquée dans la plupart des pays européens

Cette mesure publiée au Journal officiel au cœur de l'été avait provoqué la colère des fédérations de motards. "Après avoir découvert cette mesure, le président de la République a décidé que ce n'était pas le moment d'embêter les Français", avait ensuite avancé un conseiller de l'exécutif pour justifier sa suspension le lendemain.

Exigé par l'Union européenne depuis 2014 pour améliorer la sécurité routière, protéger l'environnement et limiter les nuisances sonores, le contrôle technique des deux-roues motorisés est déjà appliqué dans de nombreux pays voisins.

La plupart des pays européens l'ont déjà mis en place, selon la Fédération européenne des associations de motocyclistes. La Finlande, l'Irlande et les Pays-Bas ont adopté des mesures alternatives pour réduire le nombre d'accidents, qui leur ont permis de le contourner.

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