L'éthylotest embarqué, alternative au retrait de permis ?

Le gouvernement pense à généraliser les éthylotests antidémarrage dans les véhicules afin de limiter les récidives.

Connus de tous les automobilistes lors des contrôles routiers, les éthylotests permettent de mesurer le taux d'alcool dans l'air expiré. Dans les bus par exemple, depuis 2015, ils sont installés pour démarrer le véhicule. Il est aussi utilisé comme moyen de prévention afin d'éviter la récidive. Si l'appareil indique plus de 0,4 mg par litre d'air expiré, l'automobiliste a le choix : suspension de permis ou installation d'éthylotests antidémarrage. 54 préfectures ont choisi d'appliquer la mesure. Le contrevenant accepte ensuite ou non, explique la gendarmerie.

Cher à l'installation

En 2019, 1 500 conducteurs ont choisi d'installer à leurs frais un éthylotest anti démarrage pour une durée maximale de six mois. Le gouvernement veut que tous les préfets appliquent la mesure. Intéressant et pédagogue pour certains, prise de conscience pour d'autres, les usagers semblent favorables.
À l'étranger, le dispositif a fait ses preuves comme au Canada ou en Finlande avec une baisse de 75 % et 80 % de récidive en moins pour les conducteurs testés. Mais l'appareil coûte cher, entre 1 000 et 1 500 euros en moyenne pour l'installer.

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Au 1er septembre, les éthylotests antidémarrage deviennent obligatoires sur les bus et autocars.
Au 1er septembre, les éthylotests antidémarrage deviennent obligatoires sur les bus et autocars. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)