Mila, la lycéenne harcelée après ses propos sur l'islam, a retrouvé un établissement scolaire

C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Education nationale, jeudi. L'adolescente de 16 ans avait dû quitter son lycée par mesure de sécurité.

Capture d\'écran de l\'émission \"Quotidien\" du 3 février 2020 sur TMC, dans laquelle la lycéenne Mila, menacée de mort pour avoir critiqué l\'islam, s\'explique.
Capture d'écran de l'émission "Quotidien" du 3 février 2020 sur TMC, dans laquelle la lycéenne Mila, menacée de mort pour avoir critiqué l'islam, s'explique. (QUOTIDIEN / TMC)

Mila va pouvoir reprendre les cours. La jeune lycéenne, qui est la cible de menaces après des propos sur l'islam, a retrouvé un établissement. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Education nationale, jeudi 6 février. "Nous avons trouvé une solution, avec la famille. Par définition je ne dis pas laquelle, elle est bonne et dans l'intérêt de la jeune fille", a expliqué Jean-Michel Blanquer, sans donner plus de précisions. "La première priorité, a poursuivi le ministre, c'est évidemment la protection et la rescolarisation de cette jeune fille, c'est ce à quoi nous avons travaillé avec la famille depuis le début."

Une "solution" saluée par Richard Malka, l'avocat de la famille de Mila. "Pour la première fois depuis deux semaines, il existe une piste très sérieuse qui paraît envisageable", s'est-il félicité auprès de l'AFP.

Une "vigilance particulière"

Depuis mi-janvier, la vie de l'adolescente de 16 ans "est en pause", selon ses propres mots. Ses propos sur l'Islam lui valent des menaces de mort, la contraignant à ne plus se rendre dans son lycée de Villefontaine. "Vu les menaces que j'ai reçues des personnes de mon lycée, j'aurais pu être attaquée à l'acide", a-t-elle déclaré sur le plateau de l'émission "Quotidien" sur TMC

Mila fait aujourd'hui l'objet d'une "vigilance particulière" des forces de l'ordre pour garantir sa protection. Deux procédures ont été engagées par le parquet de Vienne : l'une pour "menaces de mort, menaces de commettre un crime, harcèlement et usage de données personnelles en vue de nuire" et la seconde pour "provocation à la haine raciale". Cette seconde enquête, qui vise l'adolescente, a été classée sans suite.