Colère des surveillants de prison : les principaux syndicats rejettent le projet d'accord présenté par le gouvernement

Après FO (qui n'avait pas souhaité participer aux discussions) et la CGT, le syndicat majoritaire Ufap-Unsa a dit "non" au projet de la garde des Sceaux.

Manifestation devant la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 16 janvier 2018.
Manifestation devant la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 16 janvier 2018. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)
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La proposition de Nicole Belloubet, garde des Sceaux, n'a pas trouvé preneur. Tour à tour, les syndicats CGT puis Ufap-Unsa, qui est majoritaire dans la profession, ont rejeté le projet d'accord, qui comportait notamment l'embauche de 1 100 surveillants supplémentaires sur quatre ans. Dans un communiqué, l'organisation demande "la revalorisation indemnitaire des personnels mobilisés dans leur chair" et appelle à un "blocage total" de l'institution dès lundi 22 janvier, 6 heures.

Plus tôt dans la soirée, la CGT Pénitentiaire dénonçait un texte "bien en deçà des attentes des collègues mobilisés, notamment en terme de reconnaissance et d'attractivité de [ses] missions de service public (indemnité et statut), et de l'insuffisance de création de postes proposés".

Tous les syndicats appellent à durcir le mouvement

Le projet d'accord avait pourtant été élaboré lors de négociations entre ces deux syndicats et le ministère de la Justice. Mais ils s'étaient engagés à consulter leurs militants avant de le signer. C'est à l'issue de cette consultation qu'ils l'ont refusé.

Le texte prévoyait notamment la création de 1 100 emplois de surveillants sur quatre ans, "dont une première tranche de 100 emplois dès 2018", ainsi que des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens et un régime de détention spécifique pour les "détenus terroristes et radicalisés".

Ce sont désormais les trois principaux syndicats de la pénitentiaire – FO avait refusé de participer aux discussions – qui appellent à durcir le mouvement. Celui-ci avait été lancé lundi après l'agression de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), avant de se ralentir samedi pendant une phase de consultation.