VIDEO. "C'est quoi être un bon parent ?" : SOS Homophobie lance une campagne en faveur de la PMA pour toutes les femmes

L'association de lutte contre l'homophobie appelle "les Français à soutenir massivement l'ouverture de la PMA à toutes les femmes", y compris les lesbiennes et les célibataires.

Image extraite d\'une campagne de sensibilisation à l\'ouverture de la PMA à toutes les femmes, publiée par l\'association SOS Homophobie, le 11 octobre 2018.
Image extraite d'une campagne de sensibilisation à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, publiée par l'association SOS Homophobie, le 11 octobre 2018. (SOS HOMOPHOBIE)

"C'est quoi un bon parent ?" Avec cette question que tous les parents et futurs parents se posent, l'association SOS Homophobie défend, dans un spot de campagne, diffusé en ligne mercredi 10 octobre, l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes lesbiennes et célibataires. C'est l'un des chantiers du gouvernement, qui prévoit d'inscrire cette mesure dans son projet de loi bioéthique. "Nous diffuserons cette campagne jusqu'à obtenir la PMA pour toutes", explique Joël Deumier, président de SOS Homophobie, à franceinfo.

Quand on voit ce clip, la PMA pour toutes, c'est une évidence.Joël Deumier, président de SOS Homophobieà franceinfo

La campagne, diffusée sur les réseaux sociaux, met en scène les deux mères d'un petit garçon. "C'est quoi un bon parent ? Celui qui gronde, ou celui qui console ? Celui qui joue ou celui qui fait faire les devoirs ?" peut-on entendre. "Et si on donnait à tout le monde le droit d'être un bon parent ?" conclut le spot.

"Ce qui compte, ce n'est pas l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, c'est d'être un bon parent", insiste Joël Deumier. Jeudi 11 octobre, "c'est la journée mondiale du coming-out, alors nous appelons les Français à faire leur coming-out pro-PMA", ajoute-t-il. Les trois quarts des Français sont favorables à l'ouverture de la PMA à toutes, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria réalisé pour France Télévisions en juin 2018. "Il faut qu'ils disent tout haut qu'ils soutiennent cette mesure", martèle le président de SOS Homophobie.