Loi de bioéthique : des manifestations d'opposants et des contre-manifestations rassemblent des milliers de personnes dans plusieurs villes

S'il n'y a eu aucun incident à Paris, plusieurs interpellations ont eu lieu à Lyon, dimanche, et à Angers et Rennes, samedi.

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Des opposants au projet de loi de bioéthique manifestent à Paris, le 31 janvier 2021. (MAXPPP)

A deux jours de l'examen en deuxième lecture du projet de loi de bioéthique au Sénat, des manifestations contre le texte ont réuni quelques milliers de manifestants dans plusieurs villes de France, samedi 30 et dimanche 31 janvier, dont environ un millier devant le ministère de la Santé dimanche, selon les journalistes de l'AFP présents sur place.

Ces rassemblements, à l'initiative du collectif Marchons enfants auquel appartient La Manif pour tous, ont donné lieu à des contre-manifestations, qui ont parfois réuni davantage de personnes.

A Lyon, dimanche, une personne a été interpellée pour un jet de projectile, selon la préfecture, lors du face-à-face entre 1 250 manifestants et 350 contre-manifestants, selon le décompte des autorités (les organisateurs ont revendiqué 3 000 participants).

Un texte adopté par l'Assemblée en août

Samedi, à Rennes, les forces de l'ordre ont employé des gaz lacrymogènes et des canons à eau face aux 600 contre-manifestants, pour les séparer des 250 participants au rassemblement anti-loi de bioéthique. Sur Twitter, la police d'Ille-et-Vilaine a indiqué avoir interpellé trois personnes parmi les contre-manifestants, pour violences sur les forces de l'ordre, rébellion, outrage et jets de projectiles.

A Angers, les deux rassemblements opposés ont réuni environ 900 personnes chacun, selon la préfecture. De légers incidents ont éclaté et la police a employé des gaz lacrymogènes. Selon la préfecture, deux interpellations ont eu lieu dans les rangs de la contre-manifestation.

A Paris, le rassemblement s'est déroulé sans heurts et les manifestants ont scandé des slogans comme "La paternité ce n'est pas une option, et la maternité n'est pas une prestation" ou "Macron, ta loi, on n'en veut pas", et exprimé leur opposition à la GPA et à l'élargissement de la PMA.

Le projet de loi bioéthique, qui prévoit l'ouverture de la PMA à toutes les femmes et ne traite pas de la GPA, avait été adopté en deuxième lecture par l'Assemblée nationale le 1er août.

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