Philippe Martinez "choqué" par une affiche homophobe diffusée par des membres de la CGT

Le secrétaire général de la CGT dénonce, dans un entretien à "Têtu", des actes "contraires aux valeurs" du syndicat.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, lors d\'une manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 6 février 2020.
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, lors d'une manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 6 février 2020. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le secrétaire général de la CGT condamne fermement deux affaires d'homophobie récentes émanant de membres de son syndicat, lundi 18 mai, dans un entretien à Têtu. La CFDT a dénoncé le 10 mai un "message à caractère homophobe" après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une affiche publiée par la branche Info'Com du syndicat, figurant Laurent Berger et le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux en "Sado et Maso". "A titre personnel, lorsque j’ai découvert cette affiche, j’ai véritablement été choqué car elles sont contraires à nos valeurs", réagit Philippe Martinez. Et le leader syndical d'ajouter qu'un "courrier assez sec [a été] adressé aux dirigeants d'Info'Com. C'est une sorte d'ultimatum. Car il y a eu d'autres affaires avec ce syndicat".

"C'est inadmissible"

En décembre 2019, une vidéo montrait également des grévistes de la CGT-RATP accablant d'insultes homophobes un chauffeur non gréviste pendant le combat contre la réforme des retraites. "Même si le contexte est différent, la condamnation est la même, souligne Philippe Martinez dans les colonnes de Têtu. C'est inadmissible."

Je pensais que se syndiquer à la CGT était un vaccin contre beaucoup de conneries. Notamment l'homophobie. Je dois me rendre à l'évidence, j'avais tort.Philippe Martinezdans "Têtu"

Estimant qu'il faut "en faire plus" contre l'homophobie, le leader syndical rappelle également qu'il participe à la Marche des fiertés et qu'un collectif LGBT existe au sein de la CGT depuis près de 20 ans. Il a demandé à ce collectif "d'accélérer toutes les formations dans toutes nos organisations pour lutter contre l'homophobie et les discriminations de ce genre".