Les injures et agressions homophobes ou transphobes ont augmenté de 36% en France en 2019

Selon les chiffres communiqués samedi par le ministère de l'Intérieur, les actes contre les personnes LGBT+ ont à nouveau fortement augmenté en 2019.

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France Télévisions
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Des manifestants défilent contre les violences anti-LGBT+, le 21 octobre 2018 à Paris. (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)

La courbe continue de grimper. Les injures et agressions homophobes ou transphobes ont de nouveau connu une forte poussée de 36% l'année dernière en France, a annoncé samedi 16 mai le ministère de l'Intérieur. En 2019, les forces de police et de gendarmerie "ont recensé 1 870 victimes d'infractions à caractère homophobe ou transphobe, contre 1 380 en 2018", soit une "augmentation de 36% du nombre de victimes d'actes anti-LGBT" (lesbiennes, gays, bi trans), a expliqué le ministère dans un communiqué.

Ces données dessinent une hausse continue de ces crimes et délits. En 2018, les plaintes des personnes LGBT+ (lesbiennes, gays, bi, trans) victimes d'actes homophobes ou transphobes avaient déjà progressé de 33% par rapport à l'année précédente. "Ces chiffres témoignent de l'ancrage profond de l'homophobie et de la transphobie dans la société" et "s'inscrivent dans un contexte plus large de progression des actes de haine et des extrémismes identitaires", a commenté le ministère dans son communiqué.

Les violences physiques représentent 28% des actes dénoncés

Ces statistiques sont toutefois chaque année en décalage avec la réalité, les associations de soutien aux personnes LGBT rappelant régulièrement que de nombreuses victimes n'osent pas porter plainte. En 2019, les injures et les outrages représentent 33% des infractions subies, tandis que les violences (physiques et sexuelles) concernent 28% des plaintes. Les victimes sont majoritairement des hommes (75%), plutôt jeunes : 62% ont moins de 35 ans.

Face au risque accru de violences intrafamiliales pendant le confinement, le gouvernement a débloqué 300 000 euros fin avril pour un "plan d'urgence" permettant de financer des nuits à l'hôtel pour les personnes LGBT+ en difficulté. Il est aujourd'hui "pleinement opérationnel et bénéficie à une quarantaine de jeunes LGBT", précise le communiqué. Une application a également été lancée fin avril par FLAG!, l'association de policiers et gendarmes LGBT, afin de signaler des actes de violences et mieux orienter les victimes.

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