Le ministère de la Justice épinglé par la direction générale des finances

40 000 collaborateurs occasionnels ne bénéficieraient entre autres d'aucune protection sociale. France 3 fait le point.

FRANCE 3

Dans les palais de Justice, il n'y a pas que des juges. Il y a aussi des interprètes, des traducteurs... Au total, plus de 40 000 collaborateurs occasionnels qui ne seraient pas systématiquement déclarés. Une trentaine d'interprètes ont porté plainte. Ils réclament un statut de salarié. "Ces interprètes ne bénéficient d'aucune protection sociale c'est-à-dire qu'ils n'ont pas le droit à des congés. Ils n'ont pas le droit à l'assurance maladie", décrit David Dokhan, avocat au micro de France 3.

Un plan d'action

Ils n'ont aucun droit, car ces personnes n'ont pas de statut. Pourtant il existe celui d'autoentrepreneur. Une solution simple selon la représentante des experts traducteurs interprètes près les cours d'appel. "Je pense que ces personnes se fourvoient et qu'elles essayent de faire plier le ministère de la Justice pour obtenir un statut à part alors que rien ne les empêche (..) de travailler pour le ministère de la Justice et d'être couverts", témoigne Monique Rouzet-Lelièvre, représentante UNETICA.

La situation des travailleurs occasionnels vire au débat juridique. Ce matin, à la sortie du conseil des ministres, la garde des Sceaux a annoncé un plan d'action . 45 interprètes devraient être recrutés avant la fin de l'année.

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Le ministère de la Justice emploie 40 500 personnes au noir. (LOIC VENANCE / AFP)