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Jean-Vincent Placé condamné à trois mois de prison avec sursis après une altercation en état d'ébriété en avril 2018

Jean-Vincent Placé était jugé notamment pour violences et outrages. Il avait été interpellé en état d'ébriété, en avril 2018. 

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France Télévisions
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L'ancien secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat et de la Silmplification Jean-Vincent Placé s'exprime lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 24 juillet 2017.  (BERTRAND GUAY / AFP)

Jean-Vincent Placé a été condamné à trois mois de prison avec sursis et à 1000 euro d'amende, lundi 10 septembre. L'ex-secrétaire d'Etat était poursuivi pour "violences, injures à caractère racial et outrage à agents", après une soirée très alcoolisée à Paris le 5 avril 2018.

L'ancien sénateur écologiste avait été interpellé ivre à la sortie d'un bar du VIème arrondissement parisien, dont il venait d'être expulsé par un videur après un incident avec une cliente. Connu pour faire parler de lui, Jean-Vincent Placé est jugé pour des violences envers la jeune femme. Il lui est également reproché d'avoir proféré des injures racistes à l'encontre du portier de l'établissement qui s'est interposé, et d'avoir outragé les policiers qui sont intervenus. A ces derniers, il avait notamment lancé : "Espèce de tocards, vous ne savez pas qui je suis !" 

"Un jour la cuirasse a commencé à se fendre"

Une peine de 6 mois avec sursis avait été requise à l'audience en juillet. Pour le procureur, Jean-Vincent Placé a exprimé ce soir là une forme de "désinhibition due à l'alcool mais aussi l'expression d'une forme de supériorité, de toute-puissance".

A la barre, l'ancien secrétaire d'Etat a reconnu un comportement inapproprié mais s'est défendu de toute violence. "J'ai été rigolard, arrogant, prétentieux, peut-être même hautain. J'ai été extrêmement insistant et mon comportement était déplacé mais je n'ai pas été violent et n'ai pas prononcé de propos sexistes ni insultants", a-t-il plaidé. Il a expliqué son addiction à l'alcool par un sentiment de solitude, sa difficulté à supporter une image publique d'opportuniste ambitieux. "Un jour la cuirasse a commencé à se fendre", a-t-il lâché, soulignant que son éloignement des "feux de la rampe" lui avait fait du bien.

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