Jean-Vincent Placé renvoyé en correctionnelle le 11 juillet prochain et placé sous contrôle judiciaire

Après son altercation dans un bar parisien, l'ex-secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé sera jugé le 11 juillet par le tribunal correctionnel de Paris.

Jean-Vincent Placé, alors secrétaire d\'État, le 24 janvier 2017, à l\'Assemblée nationale.
Jean-Vincent Placé, alors secrétaire d'État, le 24 janvier 2017, à l'Assemblée nationale. (BERTRAND GUAY / AFP)

La garde à vue de Jean-Vincent Placé a été levée, vendredi 6 avril en début d'après-midi, après que l'ex-secrétaire d'État et ancien sénateur a été déféré au parquet. Il sera convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris, le 11 juillet prochain, a appris franceinfo auprès de l'un de ses avocats et par une source judiciaire ce vendredi après-midi. Il a été placé sous contrôle judiciaire, a indiqué cette source judiciaire à franceinfo.

Selon les avocats, Jean-Vincent Placé reconnaît uniquement l'outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Jean-Vincent Placé avait été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi et placé en garde à vue pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", "insulte à caractère racial" et "violence sans incapacité commise en état d'ivresse". Il a passé deux nuits dans les locaux du commissariat central des 5e et 6e arrondissements de Paris. 

Soupçons d'insultes envers trois personnes

Jean-Vincent Placé est soupçonné d'avoir insulté le videur du bar dansant La Piscine, dans le 6e arrondissement de Paris, une jeune femme de 21 ans à qui il a demandé de danser pour un ami qui l’accompagnait – le sénateur UDI de Haute-Savoie Loïc Hervé – en échange d’une rémunération. Il lui est également reproché d'avoir insulté un policier venu l'interpeller.

Selon nos informations, le policier a porté plainte pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", ainsi que la jeune femme de 19 ans. Le vigile lui n'a pas porté plainte, ont précisé les avocats de Jean-Vincent Placé. Il a été entendu mais n'a pas répondu à la confrontation.

L'ancien secrétaire d'État a été contrôlé à 2h25 dans la nuit de mercredi à jeudi, avec 2,5 grammes d'alcool dans le sang. Il avait assuré, lors de son transport jusqu'au commissariat, qu'il avait été agressé par un homme d’extrême droite et qu'il avait reçu un coup du côté gauche du visage, mais il n’a aucune trace visible.