Disparition d'Estelle Mouzin : les déclarations de l'ex-femme de Michel Fourniret "sont à prendre avec précaution"

La mise en garde vient de l'ancien directeur de la PJ de Versailles.

Monique Olivier, l\'ex-femme de Michel Fourniret, lors du procès des époux, le 29 mai 2008 à Charleville-Mézières.
Monique Olivier, l'ex-femme de Michel Fourniret, lors du procès des époux, le 29 mai 2008 à Charleville-Mézières. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Les déclarations de l'ex-femme de Michel Fourniret "sont à prendre avec précaution", a mis en garde vendredi 22 novembre sur franceinfo Jean-Marc Bloch, ancien directeur du service régional de la PJ de Versailles. Monique Olivier a contredit jeudi, devant la juge chargée de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003, l'alibi fourni par le tueur en série dans cette affaire.

Aujourd'hui, elle revient sur ses déclarations mais il faut savoir que ce sont tous les deux de grands manipulateurs.Jean-Marc Bloch, ancien directeur du service régional de la PJ de Versaillesà franceinfo

"Ce sont eux qui sont en train de mener, quelque part, l'enquête", avertit Jean-marc Bloch.

Pas encore de preuves

Michel Fourniret avait raconté avoir appelé son fils depuis son domicile de Sart-Custinne, en Belgique, au moment de la disparition de la fillette à Guermantes, Seine-et-Marne. Devant la magistrate, Monique Olivier a affirmé avoir elle-même passé ce coup de fil à la demande de son mari.

Pour Jean-Marc Bloch, "les enquêteurs actuels vont devoir aller plus loin" que ces simples déclarations. "Parce qu'il ne suffit pas de dire 'ce n'est pas lui qui a passé ce coup de fil' pour dire 'c'est lui qui est l'auteur de la disparition d'Estelle Mouzin'. Il faut encore prouver qu'il était en Seine-et-Marne, à Guermantes, à 18h15 ce jeudi-là. On n'en est pas là pour l'instant", a souligné l'ancien directeur de la PJ de Versailles.