Disparition d'Estelle Mouzin en 2003 : l'alibi de Michel Fourniret contredit par son ex-femme, Monique Olivier, lors de son audition

L'ex-femme de Michel Fourniret, condamnée à de la prison à perpétuité, a été entendue par une juge d'instruction jeudi, dans l'affaire de cette disparition toujours inexpliquée. 

Photo d\'Estelle Mouzin, issue de l\'avis de recherche lors de sa disparition en 2003 distribuée par la police à la presse.
Photo d'Estelle Mouzin, issue de l'avis de recherche lors de sa disparition en 2003 distribuée par la police à la presse. (POLICE / AFP)

Monique Olivier, l'ex-compagne de Michel Fourniret, a contredit l'alibi du tueur en série, jeudi 21 novembre, lors de son audition devant la juge d'instruction de Paris Sabine Khéris, dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin. C'est ce qu'affirme Richard Delgenes, l'avocat de Monique Olivier, à franceinfo. 

Michel Fourniret avait raconté avoir appelé son fils depuis son domicile de Sart-Custinne, en Belgique, au moment de la disparition de la fillette à Guermantes, en Seine-et-Marne. Devant la magistrate, Monique Olivier a affirmé avoir elle-même passé cet appel à la demande de son mari, qui n'était pas chez lui au moment des faits.

Il avait été mis hors de cause en 2007

Alors âgée de 9 ans, Estelle Mouzin avait disparu le 9 janvier 2003 alors qu'elle rentrait de l'école à Guermantes, village situé à 250 km de Sart-Custinne. Son corps n'a jamais été retrouvé et les nombreuses pistes envisagées par les enquêteurs n'ont pas abouti. 

Début 2007, la police avait une première fois mis hors de cause dans cette affaire "l'ogre des Ardennes", condamné à la perpétuité pour huit meurtres. Six ans plus tard, l'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis de trouver de traces de la jeune fille. L'avocat de Michel Fourniret avait alors rappelé que son client niait tout lien avec l'affaire.