Attaque à Rambouillet : le syndicat de police Alliance attend "une vraie réaction" et pas "des beaux discours"

Une fonctionnaire de 49 ans est morte après une attaque au couteau au commissariat de Rambouillet (Yvelines) vendredi. Le syndicat de police Alliance attend des mesures fermes. 

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Radio France
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L'attaque au couteau a eu lieu devant le commissariat de Rambouillet (Yvelines). L'assaillant a ensuite été tué par des policiers. (BERTRAND GUAY / AFP)

Grégory Goupil, secrétaire national adjoint du syndicat de police Alliance, a demandé vendredi 23 avril sur franceinfo "une vraie réaction" après la mort d'une fonctionnaire du ministère de l'Intérieur dans un commissariat de Rambouillet (Yvelines).

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"Au-delà de la reconnaissance", Grégory Goupil attend "des moyens pour sécuriser les fonctionnaires de police" et d'être "entendus". "On le demande depuis des années." Il pointe "toute cette haine qui s'abat sur les policiers au quotidien. Aujourd'hui on en paye encore une fois le prix fort".

Qu'on soit soutenus, qu'on ait des moyens humains

Grégory Goupil

secrétaire national adjoint du syndicat de police Alliance

Sans détailler le mode opératoire qui le "laisse perplexe", le syndicaliste souligne que, malgré la crise sanitaire, "la menace est toujours très forte. On a une montée de violence au quotidien sur les policiers". Il espère qu'il ne pas y avoir "comme d'habitude des beaux discours". Selon lui, il faut "apporter une première réponse pénale dès qu'on a un jet de cailloux, un outrage. Dès le départ il ne faut pas attendre". Grégory Goupil fait part de sa "colère" et de sa "tristesse" et appelle à ce que "les gens respectent leur police".

Le représentant du syndicat Alliance reconnaît que l'on "ne peut pas mettre des sas supplémentaires. On peut avoir des filtrages. Mais malheureusement, ce type d'attaques, on ne peut pas l'empêcher. C'est compliqué à anticiper", même s'il y a "des services, des renseignements territoriaux qui travaillent au quotidien. Il y a énormément de démantèlements qui sont faits en amont". Mais sur "un acte de folie", il est "difficile de pouvoir intervenir sur 100% des cas".

Devant un climat qui n'a "rien de bon pour les policiers au quotidien", Grégory Goupil espère "vraiment avoir une vraie réponse de l'État". 

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