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Affaire de Tarnac : la qualification de terrorisme abandonnée

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Affaire de Tarnac : la qualification de terrorisme abandonnée
FRANCE 2
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France Télévisions

En 2008, des militants de l'ultra gauche avaient été accusés de sabotages de lignes TGV et présentés comme un groupe terroriste.

Ils avaient été présentés comme un groupe terroriste, mais ce n'est désormais plus le cas. Des militants de la mouvance anarchiste accusés de sabotages de lignes TGV sont désormais jugés avec la qualification d'association de malfaiteurs.

Le 11 novembre 2008, la France découvre l'affaire Tarnac du nom d'un petit village de Corrèze où devant les caméras, les policiers démantèlent un groupe présenté comme proche de l'ultra gauche. Le gouvernement de l'époque justifiait l'ouverture d'une enquête pour terrorisme. "Ces individus se caractérisent par le rejet de toute expression démocratique et par l'appel à des mouvements violents", expliquait alors Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur en 2008.

Julien Coupat, leader supposé

Dix personnes sont alors mises en examen, dont leur leader supposé Julien Coupat. Ce dernier était suivi de très près par les services de renseignement qui avaient même placé une balise sous sa voiture. Il passera six mois en détention provisoire. Julien Coupat et sa compagne avaient reconnu leur présence à proximité des voies la nuit des dégradations, mais ont toujours nié y avoir participé. Aujourd'hui ils font partie des quatre personnes jugées pour cette association de malfaiteurs. Ils encourent une peine de dix ans de prison.

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